Réfugiés : Jim Estill est un homme d'affaires ontarien pressé

Environ 10 000 Syriens pourront entrer au pays grâce à... (La Presse Canadienne)

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Environ 10 000 Syriens pourront entrer au pays grâce à un parrainage privé. Jim Estill est président et chef de la direction de l'entreprise Danby.

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Michelle McQuigge
La Presse Canadienne
Ontario

Jim Estill déboursera au moins 1,5 million$ pour parrainer ces familles qui s'installeront dans la ville de Guelph, dans le sud de l'Ontario.

Il a également commencé à mobiliser la communauté pour trouver des logements, des vêtements, mais aussi des cours de langues et des services d'orientation professionnelle aux nouveaux arrivants.

Le travail titanesque de M. Estill illustre la complexité du programme de parrainage privé du gouvernement canadien, qui impose au parrain de prendre en charge tous les besoins des réfugiés pendant leurs premiers mois au Canada.

Mais M. Estill soutient que la décision de parrainer tant de familles dans le besoin a été facile à prendre.

Selon lui, il s'agit d'une crise humanitaire dont on doit s'occuper, et il croit que les organisations et le gouvernement ne bougent pas assez vite.

«Je suis impatient»

«Je suis un homme d'affaires, je suis très impatient, et nous devrions tout simplement passer à l'action maintenant», insiste-t-il.

M. Estill - qui dit espérer que les premières familles feront leur arrivée au pays au cours des six à huit prochaines semaines - estime qu'il devra dépenser minimalement 30 000 $ pour chaque famille.

Bien qu'il se dise parfaitement prêt à débourser le nécessaire, M. Estill convient ne pas être en mesure d'organiser à lui seul l'accueil des 50 familles. Et son appel a été bien entendu dans la communauté de Guelph.

L'Armée du salut recueille les dons de vêtements pour les réfugiés, deux hôtels ont accepté d'héberger temporairement des nouveaux arrivants et plusieurs familles ont accepté d'accueillir des réfugiés chez eux.

Chaque famille syrienne bénéficiera d'un interprète bénévole, ce qui facilitera les démarches pour ouvrir un compte de banque ou encore inscrire des enfants à l'école.

Bon pour la communauté

Mais au-delà du geste humanitaire, l'arrivée massive de nouveaux travailleurs bénéficiera à la communauté, croit le bienfaiteur.

«Il y a un déséquilibre ici, il y a plus d'emplois qu'il y a de travailleurs. Les employeurs font la queue pour les accueillir», s'ethousiasme M. Estill.

Bien qu'il soit très onéreux de parrainer une famille syrienne, le programme de parrainage privé mis en place par le gouvernement pour les réfugiés syriens est moins imposant financièrement que ce qu'il est généralement. Certains coûts - notamment les frais de santé et les frais de voyage - sont assurés par le gouvernement fédéral.

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