Accueil favorable chez les vignerons

Léon Courville réagit favorablement au projet de loi... (photo Janick Marois)

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Léon Courville réagit favorablement au projet de loi de François Bonnardel.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Lac-Brome) Léon Courville, du Domaine Les Brome, est heureux de voir les choses bouger en matière de commercialisation des vins québécois. Si l'initiative du caquiste François Bonnardel met le gouvernement sur la voie et que la promesse électorale du Parti libéral du Québec aboutit en une loi, cela permettrait à tous les vignerons, petits et grands, de rejoindre un plus grand marché grâce à une règlementation assouplie.

M. Courville explique que, pour les plus petits producteurs ou les petites cuvées, il est difficile de vendre en SAQ. «On s'est dit qu'on aimerait les vendre ailleurs qu'à la SAQ, expose le président de l'Association des vignerons de Brome-Missisquoi et coporte-parole du regroupement Le Québec dans nos verres. On appelle ça "épicerie", mais c'est l'épicerie locale, ça peut être les fromageries, les épiceries fines. C'est peut-être là les débouchés les plus favorables pour permettre l'extension du réseau de distribution pour les vins du Québec. Quand on va ailleurs, on sait bien que c'est comme ça partout dans le monde. Il y a à peu près juste ici qu'il y a des réticences.»

La situation s'est tout de même améliorée avec le rabais de 18 % octroyé par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation. Par contre, le programme prenait fin le 31 mars et n'a pas été renouvellé, au plus grand désarroi des viticulteurs. Léon Courville veut que les vignerons n'aient plus à passer par la SAQ pour vendre leurs vins puisque la marge de profits gardée par la SAQ est d'à peu près 300 %. Une bouteille à 17 $ sur le vignoble est vendue moins de 6 $ à la SAQ, qui la revend 17 $ au consommateur. Si le vigneron veut vendre dans une épicerie fine actuellement, il le peut, mais il doit ajouter un pourcentage que gardera aussi le détaillant.

Le regroupement Le Québec dans nos verres propose donc deux options: changer la majoration pour les produits du Québec, comme c'est le cas en Nouvelle-Écosse, en Colombie-Britannique et en Ontario. «Il y a quatre provinces qui font du raisin. Pourquoi on n'est pas capable de faire comme les autres provinces? On ne travaille pas à armes égales avec les produits importés. Eux autres ont des subventions à l'arrachage, au plantage, à la machinerie, à l'immobilisation, à la commercialisation. Le Québec ne nous subventionne pas nos foires, par exemple. On est laissé pas mal à nous-mêmes.»

Ce projet de loi de la CAQ met de la pression, selon lui, sur le gouvernement Couillard et il espère que le résultat sera positif. Un allègement des conditions de commercialisation du vin québécois permettrait l'expansion du secteur d'activité, de créer plus d'emplois et à de susciter l'éclosion de nouveaux projets. Lui-même emploie l'équivalent de 13 personnes à temps plein dans son vignoble s'étendant sur 20 acres et 90 000 vignes. Il considère que ce genre de production est une contribution locale et économique importante.

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