Granby accueillera 70 réfugiés syriens

La directrice générale de SERY, Joanne Ouellette, et... (photo Janick Marois)

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La directrice générale de SERY, Joanne Ouellette, et le député libéral de Shefford, Pierre Breton, ont fait le point mercredi après-midi concernant l'accueil de réfugiés syriens à Granby.

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Granby) Solidarité ethnique régionale de la Yamaska (SERY) confirme qu'au moins 70 réfugiés syriens sont attendus à Granby d'ici la fin du mois de février. L'organisme a fait le point mercredi après-midi en compagnie du député fédéral de Shefford, le libéral Pierre Breton.

Disant pouvoir accueillir jusqu'à 150 personnes, la directrice générale de SERY, Joanne Ouellette, espère que le contingent sera augmenté, voire doublé, au cours des prochains mois.

«Le gouvernement nous a dit une trentaine de personnes en 2015, et en 2016, une quarantaine de personnes. Mais ces 70-là, c'est dans le plan régulier du gouvernement du Québec. Sauf que le Québec va prendre une portion des 25 000 du fédéral, donc il va y avoir entre 2000 et 2200 personnes qui vont arriver (au Québec) par-dessus ces gens-là. (...) C'est là qu'on va atteindre notre capacité d'accueil maximale à Granby», explique Mme Ouellette.

Bien que le Canada accueillera essentiellement des familles, des femmes et des hommes de la communauté LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres), on en sait peu sur le profil des gens qui s'amèneront à Granby. Qui plus est, on ignore quand auront lieu les premières arrivées - qui pourraient survenir à moins de 48 heures d'avis.

«On est prêts. On est habitués à s'organiser avec les gens qui arrivent. (...) Granby est une ville tellement accueillante que 85% des réfugiés qui arrivent ici restent ici», assure Joanne Ouellette.

Logements disponibles

Une cinquantaine de logements «abordables» sont déjà disponibles dans différents secteurs, tandis que 140 personnes désirent participer à un processus de jumelage et d'accompagnement. De nombreux citoyens seraient également prêts à jouer les interprètes linguistiques.

Dès l'arrivée des réfugiés, on veillera à leur fournir des vêtements adaptés aux conditions hivernales, en plus de subvenir à d'autres besoins essentiels.

«Comme d'habitude, on va remplir les formulaires nécessaires, dont la carte d'assurance maladie et la carte d'assurance sociale, et ouvrir un compte de banque», mentionne notamment Joanne Ouellette.

Si le maire de Granby, Pascal Bonin, était absent du point de presse mercredi après-midi, Pierre Breton a parlé de l'importance de travailler en étroite collaboration avec les élus provinciaux et municipaux ainsi que différents organismes communautaires impliqués.

«On le sait, ce sont des gens qui vivent des détresses humaines importantes. Ils ont vécu des tragédies extrêmement difficiles. Ce qu'on souhaite, c'est de bien les accueillir ici, on veut faciliter leur intégration.»

Pour des raisons pratiques et sociales, l'idée de diriger des réfugiés vers des municipalités voisines a toutefois été écartée.

«On ne peut pas envoyer une seule famille à Sainte-Cécile-de-Milton, par exemple. Ils ont besoin d'être rassemblés, parce qu'ils sont rassemblés depuis un bon moment», fait valoir Joanne Ouellette.

Question de sécurité

Pierre Breton estime par ailleurs que le gouvernement libéral n'a pas manqué à sa promesse en prolongeant le processus d'accueil, bien au contraire. «Le fait de recevoir 25 000 réfugiés syriens a été annoncé par M. Trudeau. Évidemment, il y a eu les attentats de Paris et il y a l'élément sécurité qui a pris beaucoup de place dans ce dossier-là. Pour rassurer la population, il y a beaucoup d'éléments pour atténuer les risques qui ont été mis en place. C'est une des causes pour lesquelles l'échéance a été repoussée», précise-t-il.

Le député de Shefford souligne que les enquêtes et examens requis seront effectués à l'étranger par des centaines d'agents fédéraux, en collaboration avec Interpol. «Il n'y aura aucun compromis sur la sécurité», a-t-il répété à plusieurs reprises.

Joanne Ouellette reconnaît néanmoins que certains citoyens lui ont fait part de leurs inquiétudes

 

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