Invasion de domicile avec une machette à Granby

Michaël Morin devra revenir en cour afin de... (illustration Serge Paquette)

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Michaël Morin devra revenir en cour afin de connaître sa sentence.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) «Mon nom c'est Mickey Morin, souvenez-vous de moi!»

C'est en disant cette phrase que Michaël Morin a enlevé son masque et quitté l'appartement de Granby où il venait de faire irruption, en mars dernier, avec quatre complices.

À leur arrivée cinq minutes plus tôt, ils étaient masqués et l'accusé de 29 ans tenait une machette entre ses mains. Le but était d'intimider la dizaine de participants à la fête qui avait lieu, rue Langlois, et d'en tabasser quelques-uns.

Une histoire de jalousie envers l'ex-copine de Matthew Bossé, un des membres du quintette colérique, serait l'inspiration pour le crime.

«Donnez-moi 1000 $ d'ici demain sinon vous allez tous mourir!», a aussi lancé M. Morin durant l'agression.

Arrestation

Pas de bol, quatre membres du groupe ont été arrêtés à leur sortie de l'appartement. Le dernier l'a été six jours plus tard. Deux d'entre eux, des mineurs, ont déjà reçu leur sentence au Tribunal de la jeunesse.

Le dossier de Samuel Simard est toujours pendant tandis que Matthew Bossé a écopé de quatre ans de prison, en juillet.

Quant à son cousin, l'accusé Michaël Morin, identifié comme étant le plus agressif du groupe, il a plaidé coupable hier à sept chefs d'accusation. À l'aube de son procès, le gaillard portant lunettes, cheveux blonds et barbiche a reconnu être entré par effraction, armé et masqué, avoir attaqué trois personnes, en avoir menacé d'autres, avoir volé des cigarettes et avoir eu de la marijuana en sa possession.

«Ces gens-là avaient beaucoup consommé» de drogue et d'alcool, a précisé Me Pascale Gauthier, à la défense.

Autres accusations

M. Morin, qui possède un casier judiciaire imposant malgré son jeune âge, en a aussi profité pour régler d'autres accusations qui pesaient contre lui.

Il a reconnu avoir aidé d'autres complices à entrer par effraction dans quatre commerces, soit la Cantine Richard, le Resto du 9, la Boucherie Jean-Guy et la cantine Chez Hélène, et leur avoir servi de chauffeur. De l'argent, de la viande, du fromage et des terminaux de paiement par carte avaient été volés.

La défense a demandé à ce que son client soit évalué avant qu'il reçoive sa sentence. «Il a plusieurs antécédents et un historique personnel, des problèmes de consommation, a dit Me Gauthier. Un rapport présentenciel pourrait éclairer le tribunal.» Me Élise Côté-Lebrun, du ministère public, ne s'est pas objectée à cette requête.

Les parties ont convenu de se revoir le 19 février, toujours devant la juge Hélène Fabi, afin de plaider pour la sentence à imposer à l'accusé, qui demeure détenu.

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