Finie la patrouille civile à Saint-Césaire

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Pour justifier la décision de la municipalité, le maire Guy Benjamin a rappelé que «la nécessité d'opérer un contrôle serré des dépenses qui respecte la capacité de payer des citoyens demeure au coeur de nos décisions».

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) La municipalité de Saint-Césaire a récemment aboli sa patrouille de sécurité publique. Réuni en séance extraordinaire en début de semaine dernière, le conseil s'est prononcé unanimement en faveur de la mesure, notamment pour des considérations budgétaires.

«Après avoir soupesé les différents enjeux et les contraintes budgétaires auxquelles la Ville doit faire face, le conseil a unanimement voté pour mettre fin au service de sécurité publique», fait savoir le maire Guy Benjamin dans une communication aux citoyens. Pour justifier la décision de la municipalité, le maire Benjamin a rappelé que «la nécessité d'opérer un contrôle serré des dépenses qui respecte la capacité de payer des citoyens demeure au coeur de nos décisions».

L'abolition de la patrouille a immédiatement pris effet.

Le soir même, les trois employés concernés ont été avisés par écrit, a fait savoir le directeur général Bertrand Déry, ajoutant qu'ils recevront une indemnité.

La patrouille s'est ajoutée à l'offre du service de sécurité publique de Saint-Césaire en 2007, sous la gouvernance du maire Yvon Boucher. Les patrouilleurs, souvent des finissants en techniques policières ou des personnes possédant une formation d'agent de sécurité, sillonnaient les rues de la municipalité à raison de 24 heures par semaine, selon un horaire aléatoire.

Dans l'optique d'une approche «préventive et informative», ces agents avaient pour mandat d'appliquer la réglementation municipale. Ils intervenaient, par exemple, pour le flânage dans les parcs, les stationnements illégaux, le bruit excessif, les feux à ciel ouvert ou l'arrosage. Les patrouilleurs pouvaient aussi répondre à certaines plaintes des citoyens, mais il leur était interdit d'intervenir pour des infractions au code de la sécurité routière ou au Code criminel, pouvoirs exclusifs de la Sûreté du Québec à laquelle ils devaient cependant rapporter tout délit dont ils étaient témoins.

«Nous sommes conscients que l'abolition du service de sécurité publique peut amener plusieurs questionnements auprès de la population. Nous constatons toutefois que très peu de municipalités comparables à la nôtre sont dotées d'un service qui assure des activités de surveillance», a rappelé l'élu.

Comme la Sûreté du Québec dessert déjà Saint-Césaire, comme presque toutes les municipalités de la MRC de Rouville, c'est celle-ci qui se chargera de faire respecter la loi et l'ordre sur le territoire.

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