La tour de la discorde à Bolton-Est

Une cinquantaine de citoyens ont manifesté devant la... (Jean-François Gagnon, La Tribune)

Agrandir

Une cinquantaine de citoyens ont manifesté devant la mairie de Bolton-Est, lundi en fin de journée, pour dénoncer un projet de tour de télécommunication en bordure de la route 243.

Jean-François Gagnon, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Bolton-Est) Une cinquantaine de citoyens ont manifesté devant la mairie de Bolton-Est, lundi en fin de journée, pour dénoncer un projet de tour de télécommunication en bordure de la route 243.

Les participants à la manifestation ont réclamé que la municipalité barre la route à Bell mobilité. Ils font valoir que les ondes électromagnétiques émises par de tels équipements peuvent être dangereuses pour la santé humaine.

«Notre objectif n'est pas de créer un conflit ouvert avec le conseil municipal, a déclaré April O'Donoughue, présidente de l'organisme Patrimoine Bolton. Mais on veut que les élus de notre municipalité comprennent que ce dossier est important pour nous.»

Bell espère ajouter une tour de télécommunication près de la route 243 à Bolton-Est depuis plusieurs mois. Le zonage du secteur ciblé pour l'implantation de la tour a beaucoup ralenti le processus.

L'été dernier, Industrie Canada aurait donné son feu vert au projet de la compagnie. Cela signifie théoriquement que Bell peut aller de l'avant, mais elle préférerait vraisemblablement que la municipalité lui donne également son autorisation.

April O'Donoughue croit que la municipalité gagnerait à demander de l'aide à des instances susceptibles de lui donner un coup de main pour contrer les plans de la compagnie.

Mme O'Donoughue s'attend par ailleurs à ce que le nouveau gouvernement de Justin Trudeau modifie les politiques en vigueur au Canada en matière d'émission d'ondes électromagnétiques. «Je pense que Bell est pressée d'agir à cause de l'arrivée du Parti libéral du Canada à la tête du pays. Ce parti a exprimé des inquiétudes que nous partageons en campagne électorale», affirme-t-elle.

À 200 mètres

Père de quatre enfants, Andrew Jasper admet être inquiet. «J'ai quatre enfants et notre maison serait à 200 mètres en avant de la tour. J'ai peur parce qu'on parle de plus en plus des effets nocifs des radiofréquences, qui seraient encore plus grands quand il s'agit d'enfant», explique-t-il.

M. Jasper dit sentir le soutien de sa communauté. «Je pense qu'on est capable de gagner malgré la situation, mentionne-t-il. Bell est obligé d'offrir des services à ses abonnés, mais je crois qu'elle a utilisé de faux prétextes pour défendre son projet.»

«J'habite environ à deux kilomètres de l'endroit qu'ils ont choisi pour installer ce gros équipement, révèle pour sa part Kara Needham. Je suis mécontente du travail du conseil municipal dans ce dossier. Il ne faut pas lâcher, car d'autres villes ont réussi à dire non dans des cas semblables.»

Lundi soir, La Tribune a tenté de joindre la mairesse de la municipalité, Joan Westland-Eby, mais sans succès. Celle-ci s'est déjà montrée critique à l'égard des méthodes employées par Bell pour arriver à ses fins dans ce dossier.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer