Des «SOLutions» à l'érosion

«L'état des berges est préoccupant, il y a... (photo Alain Dion)

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«L'état des berges est préoccupant, il y a un gros problème d'érosion, reconnaît Marie-Ève Brin, gestionnaire aux cours d'eau à la MRC. L'augmentation du niveau de l'eau et de la vitesse d'écoulement, avec le manque de protection des berges, créent un cercle vicieux qui accentue le problème.»

photo Alain Dion

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Rougemont) Aux prises avec un problème d'érosion de ses nombreuses berges, la MRC de Rouville a lancé mardi un tout nouvel outil de devis automatisés permettant de le cerner et de mieux le gérer.

Appelé «SOLutions pour mieux cohabiter avec son cours d'eau», l'outil se veut un guide pratique destiné tant aux propriétaires agricoles qu'aux citoyens riverains et aux municipalités.

Les utilisateurs peuvent répondre à un questionnaire de mise en situation afin de déterminer quelle est la cause la plus probable de l'érosion de leur berge. Selon le résultat, ils sont référés à l'une des huit fiches techniques dressant les principaux symptômes de chacun des phénomènes les plus fréquemment observés dans la MRC, les aiguillant aussi sur les interventions à mettre en place pour atténuer le problème, plan et étapes de réalisation inclus. Le tout est gratuit et disponible sur le site de la MRC au www.mrcrouville.qc.ca.

SOLutions vient répondre à un besoin observé sur le terrain par l'équipe de la MRC et les municipalités. «L'état des berges est préoccupant, il y a un gros problème d'érosion, reconnaît Marie-Ève Brin, gestionnaire aux cours d'eau à la MRC. L'augmentation du niveau de l'eau et de la vitesse d'écoulement, avec le manque de protection des berges, créent un cercle vicieux qui accentue le problème.»

De plus, la population, qu'elle soit issue du milieu agricole ou urbain, est mal outillée pour prévenir et enrayer l'érosion, quelle que soit son origine. SOLutions permet donc aussi de responsabiliser les propriétaires à l'entretien de leur lopin de terre en bordure d'une rivière ou d'un lac. «Il revient aux gens d'assurer la réparation des berges», rappelle Mme Brin, ajoutant que l'outil ne remplace toutefois pas l'expertise d'agronomes, biologistes ou autres entrepreneurs spécialisés.

Selon Mme Brin, l'outil est évolutif et sera bonifié au fil du temps, notamment avec l'ajout d'un lexique. Mais déjà, certains termes du questionnaire sont en surbrillance et mènent à des définitions, des précisions, voire des photos des symptômes de l'érosion, pour permettre à quiconque de s'y retrouver.

Le tout a nécessité 20 mois de travail, en collaboration avec la firme ALPG, et a coûté approximativement 25 000$, financés par le Pacte rural et plusieurs partenaires de la MRC, dont l'Union des producteurs agricoles de la Montérégie, le Comité de conservation des sols de Rouville et les organismes des bassins versants de la Yamaska et du Richelieu. «On voit une collaboration qui s'installe de plus en plus entre les municipalités, la MRC, les organismes de bassins versants et les autres partenaires. Ça démontre que la gestion des cours d'eau ne se fait plus en vases clos», soulignait d'ailleurs le directeur général de la MRC, Rosaire Marcil, lors du lancement de l'outil, mardi, dans le cadre d'une journée dédiée à la protection des cours d'eau.

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