Projet de microhabitations à Waterloo

La rue Yves-Malouin pourrait changer complètement d'allure au... (photo Janick Marois)

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La rue Yves-Malouin pourrait changer complètement d'allure au cours des prochaines années.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Waterloo) Des promoteurs comptent tirer profit de la popularité des maisons de petite taille pour lancer un projet de 200 unités à Waterloo.

Spécialisée dans les maisons usinées, la compagnie Confort Design gère ce dossier de microhabitations qu'elle souhaite réaliser dans la rue Yves-Malouin, non loin de l'ancien centre de détention de Waterloo. Sur ce vaste terrain desservi par les infrastructures municipales, jusqu'à 500 unités pourraient s'élever d'ici quelques années, s'il n'en tenait qu'au président de Confort Design, Sylvain Nadeau. «Le potentiel est là», assure-t-il.

Ce dernier parle de «projet intégré» divisé en deux secteurs. Baptisé «Village Vallée champêtre», le premier s'adressera aux 50 ans et plus. «C'est un concept très populaire chez les aînés, qui veulent payer un loyer moins élevé et profiter davantage de la vie», fait remarquer M. Nadeau. Une autre partie du développement visera une clientèle plus jeune.

Dans sa publicité, Confort Design indique qu'à partir de 122 900 $, les futurs propriétaires pourront obtenir la maison, le terrain gazonné, l'allée asphaltée, la clôture, le revêtement extérieur et la fondation. «C'est clé en main», assure l'entrepreneur.

Mais il ne s'agit pas de «tiny houses» à proprement parler, précise-t-il. Les clients auront le choix entre trois modèles de maisons variant de 585 à 801 pieds carrés (de 54 à 74 mètres carrés). Construites en rangée de 16 unités, celles-ci disposeront d'un parc à proximité.

«On a choisi un style champêtre aux façades identiques, mais des options seront disponibles, comme un "car port" par exemple».

Confort Design compte démarrer la construction au printemps. «Sept unités ont déjà été vendues en prévente. On est satisfaits. On veut néanmoins s'assurer d'atteindre un seuil critique avant de démarrer.»

«Il n'y a pas beaucoup de projets au Québec avec des coûts aussi bas, ajoute M. Nadeau. C'est très attrayant pour les gens, car plusieurs services sont disponibles pour les aînés autonomes à Waterloo.»

Selon M. Nadeau, il sera possible d'acheter ou de louer les microhabitations. Dans la section «petites annonces» de La Voix de l'Est, cette semaine, le projet apparaissait d'ailleurs dans les rubriques «Propriétés à vendre» et «Maisons à louer en région». Le coût de location affiché y était de 850 $ par mois. Le numéro de téléphone mène à l'entreprise Safari Loowak de l'homme d'affaires Serge Poirier, qui affirme pourtant «n'avoir rien à voir» dans ce projet.

Si tout se passe comme les promoteurs l'entendent, des petits commerces de proximité et un centre communautaire pourraient aussi voir le jour dans ce quartier. «Avec le bâtiment de l'ancienne prison à proximité, ce serait très facile», laisse entendre Sylvain Nadeau.

Plans reçus

À la Ville de Waterloo, on indique n'avoir reçu qu'un avant-projet. «On attend d'obtenir des informations complémentaires pour en analyser la conformité et voir, s'il y a lieu, à l'émission de permis», indique l'inspecteur municipal responsable du service d'urbanisme de la municipalité, Marc Cournoyer.

Selon la règlementation municipale, les nouvelles constructions individuelles doivent couvrir une superficie minimale de plancher habitable de 860 pieds carrés (80 mètres carrés). En ce qui a trait aux maisons jumelées ou en rangée - comme c'est le cas ici -, la superficie habitable minimale est fixée à 55 mètres carrés par habitation.

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