Tragédie Lac-Mégantic: Tom Harding comparaît à nouveau

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L'employé de la MMA Railway, Tom Harding (droite) accompagné de son avocat, Me Thomas Walsh (gauche) attend sa comparution, jeudi matin, dans l'antichambre de la salle d'audience du palais de justice de Lac-Mégantic.

La Tribune

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<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
Le Soleil

(Lac-Mégantic) Tom Harding, l'employé de la Montreal Maine and Atlantic (MMA) Railway qui fait déjà face à 47 chefs d'accusation de négligence criminelle ayant causé la mort, a comparu à nouveau, jeudi matin, au palais de justice de Lac-Mégantic, accompagné de son avocat Me Thomas Walsh.

Il fait face cette fois à deux chefs d'accusation provenant des procureurs de la Couronne fédérale, à la suite de l'enquête menée par le Bureau de la sécurité dans les transports (BST), Transports Canada, la Sûreté du Québec (SQ) et la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), un premier relatif à la Loi sur la sécurité ferroviaire, en rapport avec la tragédie elle-même, et un deuxième concernant la Loi sur les pêches et l'environnement, à la suite de la pollution du lac Mégantic.

M. Harding a comparu devant le juge Paul Dunnigan, de la Cour du Québec. L'homme n'a pas eu à témoigner et est resté imperturbable. Il était le seul accusé présent, même si six autres personnes reliées à la MMA devaient aussi comparaître, soit Robert Grindrod, président de la MMA et résidant du Maine, Jean Demaître, directeur des opérations au Canada, Michael Horan, directeur adjoint aux opérations à Farnham, Lynne Labonté, directrice générale des opérations de transport, Richard Labrie, contremaître, et Kenneth Strout, directeur des pratiques d'exportation.

Les deux compagnies MMA Canada Co. et MMA Railway Limited sont également parmi les coaccusés, puisqu'elles sont encore actives, car inscrites au Registre des compagnies, même si techniquement en faillite et sans actifs.

Me Walsh a semblé avaler de travers les procédures de jeudi matin. Il s'agissait de la divulgation de la preuve que les différents procureurs de la défense ont reçue sous forme d'un «compact disc», celle-ci étant trop volumineuse pour être transmise sur papier (331 gigaoctets au total). Il s'agissait également de se mettre d'accord sur les procédures à venir.

Le juge Dunnigan s'est adressé à la douzaine d'avocats qui assistaient à la comparution et a reporté les procédures au 28 janvier 2016.

«Mon client tient à toujours être présent, même si la présence des accusés n'était pas requise aujourd'hui. La preuve est similaire pour tous les accusés. Je ne comprends pas qu'il y ait tant d'argent à Ottawa à jeter par les fenêtres, l'argent des contribuables, ça donne quoi? Qu'est-ce que Tom Harding a à voir avec la pollution, de façon intentionnelle, du lac Mégantic? Qu'est-ce qu'il fait ici?» a questionné le bouillant avocat, à sa sortie du tribunal.

«Accuser la MMA, ce n'est qu'un coup d'épée dans l'eau... Je ne peux pas me situer dans cette accusation du fédéral. Comment peut-on connecter ce qui est arrivé à Nantes et la pollution du lac Mégantic? Comme pour les accusations au criminel, ce qui est en cause, c'est le nombre de freins qui ont été appliqués. Est-ce qu'il va falloir maintenant prouver la même chose deux fois? Et puis Transports Canada, qui accuse aujourd'hui, ne devrait-il pas être dans la boîte des accusés, car cet organisme a contribué, bien évidemment, au désastre?... »

Les trois accusés américains pourraient tout simplement ignorer les accusations portées contre eux, car il n'y a aucun critère d'extradition qui peut être invoqué ni s'appliquer dans cette cause. Ils ont quand même choisi d'être représentés par des avocats de Montréal.

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