Des clowns en politique

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La Voix de l'Est

Dans notre enfance nous les avons aimé: leurs pitreries nous faisaient rire. En vieillissant, ils nous faisaient sourire: les tartes à la crème clôturaient normalement le spectacle.

En vieillissant un peu plus, maintenant nous les retrouvons en politique et c'est beaucoup moins drôle. Leurs facéties nous exaspèrent.

Tous les pays, un jour ou l'autre en auront eu un ou plusieurs exerçant un certain pouvoir dans un gouvernement. En faire l'inventaire demanderait une recherche approfondie. L'actualité nous les présente tous les jours.

Le Québec a eu les Barrette, Bolduc et Couillard. Pour le plus grand bonheur de la population de la Belle Province, le Dr Bolduc est retourné à la pratique de la médecine: il est plus utile dans ce domaine qu'à la tête de ministère de l'Éducation du Québec. Le Dr Couillard, notre premier ministre, s'en sort relativement bien. Il ne passera pas à l'histoire comme un grand premier ministre québécois. Il ne détrônera pas les Jean Lesage, René Lévesque et Robert Bourassa du "top three". Triste consolation, il y a pire ailleurs.

Ce n'est pas le cas du troisième médecin, le bon Dr Barrette, ministre de la Santé et des Affaires sociales, qui ne cesse de s'inventer des dossiers pour faire les manchettes. Dans ce domaine, il réussit très bien. Ses successeurs auront un travail colossal de reconstruction à faire. Par contre, si vous suivez le moindrement la politique de nos voisins du sud, il y a un énergumène qui les dépasse tous. Donald Trump se voit le candidat du Parti républicain à la prochaine élection présidentielle des É.-U. C'est à souhaiter qu'il fasse chou blanc. Nos amis américains ont déjà eu Georges W. Bush, il n'est pas nécessaire qu'ils nous refassent le coup une autre fois. Les Canadiens ont indiqué la sortie à Stephen Harper, le 19 octobre dernier. Faut-il imaginer le duo qu'il aurait fait avec un tel président aux É.-U.?

Alors ce cher Donald devrait retourner à l'administration de ses casinos et jouir de sa fortune sur une île quelconque ailleurs au milieu de nulle part. Il est la preuve vivante que l'argent, la richesse et la réussite financière ne sont pas synonymes de sens politique. Il devait être absent lorsque le Seigneur, Allah ou le Grand Manitou ont distribué les qualités nécessaires pour devenir un politicien présentable. Ses déclarations intempestives et ses coups de gueule ne font que confirmer qu'Hillary Clinton sera la prochaine et la première présidente des É.-U. C'est à souhaiter pour l'avenir de notre planète.

Paule Des Rivières écrivait le 7 novembre dernier dans le quotidien Le Devoir que les (vrais) progrès de la démocratie viendront des citoyens.

C'est vous, moi et les autres qui, comme nous, ont le privilège de vivre en démocratie qui avons la responsabilité de la défendre et de la faire grandir entre deux élections.

 Il ne faut pas laisser à quelques clowns le pouvoir de dénaturer la démocratie définie par les penseurs grecs il y a de ça quelques millénaires. La démocratie est le grand idéal de société, celui qui fait rêver, pour lequel des populations sont prêtes à mourir, s'il le faut. Projet toujours à revoir, à reprendre, à défendre, de Hong Kong à la Tunisie.

Laissons les clowns dans les cirques, c'est là qu'ils sont amusants. Dans la vie de tous les jours, ils nous font c_ _ _ _. Les citoyens de tous les pays doivent protéger l'héritage des Aristote, Platon et tous les autres. C'est une question de survie. Le «power trip» des Bush, Trump et de leurs semblables met notre planète en danger.

 

Bernard Fournelle

Granby

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