Roulottes à Farnham : « On ne peut rien faire »

Des représentants de Chemin de fer du Centre... (photo Janick Marois)

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Des représentants de Chemin de fer du Centre du Maine & du Québec ont avisé la Ville qu'ils n'avaient pas à se soucier des règlements municipaux pour installer des roulottes dans la cour de triage.

photo Janick Marois

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Farnham) L'installation de trois roulottes le long de la gare de triage de la compagnie Chemin de fer du Centre du Maine&du Québec à Farnham irrite l'administration municipale. Même si elles contreviennent à ses règlements d'urbanisme, la Ville est impuissante à ordonner qu'elles soient enlevées puisque le terrain tombe sous l'autorité du gouvernement fédéral.

Les roulottes servent depuis quelques semaines de bureaux aux employés de l'entreprise ferroviaire. Elles remplacent la gare qu'ils utilisaient naguère alors que la Montreal Maine&Atlantic était propriétaire du réseau. La bâtisse est dans un état de délabrement avancé rendant son utilisation impossible.

Le service d'urbanisme est intervenu lorsque la compagnie a commencé à installer les roulottes, a indiqué le directeur général de Farnham, François Giasson. Des responsables de l'entreprise ont alors fait savoir à la Ville qu'ils n'avaient pas à se soucier des règlements municipaux, mais plutôt de ceux de Transports Canada.

«On a vérifié tout ça avec nos aviseurs légaux parce que le zonage dans ce secteur ne permet pas de roulottes. C'est surprenant, mais ils ne sont pas assujettis à nos règlements. C'est sur notre territoire, mais on ne peut rien faire», explique M. Giasson en haussant les épaules.

La Ville aurait souhaité que la compagnie l'informe de ses projets avant d'installer les roulottes ainsi que les poteaux électriques pour les alimenter, a-t-il dit. Des discussions auraient pu permettre d'amenuiser les impacts visuels, a-t-il ajouté.

M. Giasson ignore si les roulottes sont une solution temporaire.

Aucun représentant de Chemin de fer du Centre du Maine&du Québec ne nous a rappelé hier.

démolition de la gare

Le sort de la vieille gare pourrait être scellé dans les prochains mois, pense le maire Josef Hüsler. La compagnie l'a offerte gratuitement à la Ville au printemps. Une offre déclinée, a dit M. Hüsler, soulignant l'état du bâtiment.

La Ville n'a pas d'intérêt pour la vieille gare parce qu'elle offre peu de possibilités d'usage public, a dit M. Hüsler. Outre l'ampleur des travaux à effectuer pour rénover l'édifice de deux étages de la rue Victoria, le stationnement est trop petit, a-t-il ajouté.

Le maire s'attend à ce que la compagnie demande un permis de démolition. «Personne ne va investir 300 000$, 400 000$ pour la rénover», a-t-il commenté.

Si la gare est appelée à être démolie, M. Hüsler a indiqué que la Ville demandera à Chemin de fer du Centre du Maine&du Québec de prévoir l'érection d'un monument rappelant l'histoire du bâtiment. «On parle de plus de 150 ans d'activités ferroviaires à Farnham. Il doit rester quelque chose, une oeuvre pour rappeler tout ça. On va tout faire pour qu'ils gardent quelque chose de significatif.»

Le terrain devra aussi être aménagé, a-t-il dit.

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