Réfugiés syriens: pas encore de date d'arrivée

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Un comité spécial a été mis sur pied par le gouvernement fédéral pour se préparer à accueillir 25 000 réfugiés syriens au Canada d'ici le 31 décembre.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Le gouvernement fédéral n'est pas encore en mesure de préciser la date à laquelle les premiers réfugiés syriens attendus d'ici la fin de l'année fouleront le sol canadien, mais il a mis sur pied un comité spécial afin de préparer le terrain.

Le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum, reconnaît que le temps presse pour le gouvernement, qui a promis d'accueillir 25 000 réfugiés syriens au Canada d'ici le 31 décembre.

Mais Ottawa ne doit surtout pas rater son coup. «Oui, on veut le faire vite, mais en même temps, on veut le faire d'une façon correcte en termes de considérations de sécurité et de santé», a plaidé le ministre McCallum en conférence de presse au parlement, lundi.

Pour atteindre l'ambitieux objectif que s'est fixé le chef libéral Justin Trudeau pendant la campagne électorale, un comité spécial composé de neuf ministres a été créé. Une première réunion de ce comité interministériel doit avoir lieu dès mardi.

Ils devront travailler sur plusieurs fronts afin de parvenir à attacher les nombreuses ficelles de ce plan complexe, de la sélection des milliers de déplacés jusqu'à leur accueil au Canada, en passant par les questions logistiques reliées au transport.

Ottawa pense faire venir les réfugiés syriens par avion (commercial ou militaire) et par bateau. «Toutes les options sont sur la table», pourvu que ce soit «rentable» et que cela permette de transporter les Syriens «de façon sécuritaire et rapidement», a dit le ministre.

M. McCallum a par ailleurs confirmé que les bases militaires du pays pourraient servir de lieu d'hébergement pour les réfugiés. Le Canada a opté pour cette stratégie lorsqu'il a ouvert ses portes à quelque 5000 réfugiés kosovars en 1999.

«L'armée joue un rôle majeur. (...) Les bases militaires sont certainement une option. Si on va recevoir des milliers de réfugiés sur une période limitée, il faut les mettre quelque part», a expliqué le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.

Les réfugiés syriens qui prendront le chemin du Canada devraient venir des camps situés dans les trois pays de la région qui ont été les plus touchés par cet exode - le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale -, soit la Turquie, la Jordanie et le Liban.

«Il est possible que nous sélectionnions des réfugiés dans chacun de ces pays ou que nous nous concentrions sur un ou deux d'entre eux, mais nous travaillons là-dessus en ce moment», a affirmé M. McCallum.

Le ministre a également signalé que le gouvernement avait l'intention de rétablir dans son intégralité le Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI), qui offre une protection en matière de soins de santé limitée et temporaire aux réfugiés et aux demandeurs d'asile.

Le comité dont la formation a été annoncée lundi sera présidé par la ministre de la Santé, Jane Philpott. La coprésidence a été confiée à la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly.

Elles seront notamment épaulées par leurs collègues aux Affaires étrangères, Stéphane Dion, à la Sécurité publique, Ralph Goodale, au Développement international, Marie-Claude Bibeau, ainsi que par la ministre des Institutions démocratiques, Maryam Monsef, une réfugiée afghane.

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