Farnham: Jean Lalande conteste une embauche

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La tension est de plus en plus vive à l'hôtel de ville de Farnham.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Farnham) La tension est de plus en plus vive entre Jean Lalande et ses collègues du conseil municipal de Farnham. Le conseiller s'est opposé récemment à ce que la directrice du service des loisirs, de la culture et du tourisme Roxane Roy-Landry obtienne une permanence. Tous les autres élus, y compris le maire Josef Hüsler, ont voté favorablement pour officialiser son embauche.

Courroucé que M. Lalande demande le vote sur ce point, le conseiller Roger Noiseux lui a demandé de s'expliquer. «Je ne suis pas d'accord à ce qu'on donne une permanence», a-t-il dit, surpris du ton agressif de son collègue. Il n'a formulé aucun autre commentaire.

En entrevue hier, M. Lalande a exprimé des inquiétudes sur la gestion de ce service. Il a déploré qu'aucun processus de sélection n'ait suivi le départ de Marie-Claude Viau de la direction en décembre 2012. L'embauche de l'ex-joueur de football Steve Charbonneau quelques mois plus tard a été précipitée, a-t-il dit, tout comme celle de Mme Roy-Landry l'automne dernier. Mme Roy-Landry était l'adjointe de M. Charbonneau, a-t-il rappelé. «On n'a pas amélioré notre service parce qu'on n'a pas pris le temps de décider ce qu'on voulait comme service», a-t-il dit.

Le moment était parfait, à la suite du départ de M. Charbonneau, pour que le conseil analyse les besoins de la Ville en ce qui a trait à son service des loisirs, soutient le vétéran conseiller. «On avait convenu d'attendre l'adoption du budget pour regarder tout ça, pour se demander où on s'en allait, ce qu'on voulait de ce département. On voulait avoir une vue d'ensemble. Mais on a ensuite vu paraître une annonce pour le poste. Ce n'est pas ce qui avait été décidé.»

S'il dit n'avoir rien contre Mme Roy-Landry, il estime qu'elle n'a pas les compétences pour occuper ce poste. Elle possède un baccalauréat en communications et non en loisirs ou en gestion, a-t-il mentionné.

Représentant du quartier Dr-Olivier-Trépanier, M. Lalande s'inquiète de l'empreinte du directeur général François Giasson sur le conseil. La décision d'ouvrir le poste de directeur du service des loisirs, de la culture et du tourisme vient de lui, insiste-t-il. «Il en mène large. Il est de connivence avec le maire.»

Conseiller depuis 1990, M. Lalande ne se gêne pas pour critiquer l'apathie de ses collègues. «On n'a pas été élus pour tout appuyer. On doit lire, réfléchir et prendre de bonnes décisions. Ce n'est pas ce qu'on fait. Il y a des conseillers qui votent pour parce qu'on leur dit de voter pour, certains votent pour ne pas déplaire, certains votent pour qu'il n'y ait pas de chicanes», déplore-t-il.

102 candidatures

Joint pour commenter les propos de M. Lalande, le maire Josef Hüsler a expliqué qu'un processus rigoureux a été suivi pour pourvoir le poste. La Ville a reçu 102 curriculum vitae, a-t-il dit. Dix personnes ont été retenues, sept convoquées en entrevue. «On a choisi deux personnes qui ont toutes deux rencontré le conseil. On a ensuite fait notre choix. M. Lalande était contre au début. Il est contre encore aujourd'hui. Il garde le cap. C'est son droit.»

La Ville ne pouvait attendre plus longtemps avant de procéder à une embauche, a soutenu M. Hüsler. La période de janvier, février est très importante dans la planification des différentes activités de loisirs et de culture, a-t-il fait remarquer. «Il y a toute une préparation à faire pour le calendrier des activités. On ne pouvait pas attendre.»

Le maire Hüsler s'est dit très satisfait du travail de Mme Roy-Landry. «Elle est très bien organisée, sait où elle s'en va et comment s'y rendre. C'est une femme compétente. On peut parfois se tromper, mais je peux vous dire qu'on ne s'est pas trompé avec Mme Roy-Landry.»

C'est la deuxième fois cette année que M. Lalande conteste l'embauche d'une employée à l'hôtel de ville. Il avait manifesté sa dissidence en janvier lors de l'embauche de Marie-Ève Goulet comme responsable des communications de la Ville. Il estimait une telle fonction superflue pour une municipalité comme Farnham.

Mme Goulet travaille sur une base de 12 heures et demie par semaine.

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