«C'est ma façon de redonner à la communauté»

Le propriétaire de Boucherie abattoir Noiseux, Martin Noiseux,... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Le propriétaire de Boucherie abattoir Noiseux, Martin Noiseux, et la responsable de l'alimentation au Centre d'action bénévole de Marieville, France St-Pierre.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Marieville) Bien que le braconnage soit déplorable, les interventions des agents de protection de la faune auprès des chasseurs illégaux ont des retombées positives ici. En effet, l'ensemble du gibier saisi par les gardes-chasses de la région est acheminé dans une boucherie de Marieville. Les pièces de viande se retrouvent ensuite dans l'assiette de la clientèle du Centre d'action bénévole de la Seigneurie de Monnoir.

«C'est évident que ça demande beaucoup de travail de recevoir les chevreuils et de préparer la viande. Mais je le fais pour la cause. Je sais que le produit final est de qualité et que ça aide des gens dans le besoin. C'est ma façon de redonner à la communauté», indique Martin Noiseux, propriétaire de Boucherie abattoir Noiseux.

En fait, l'homme d'affaires a repris le flambeau de ses parents, qui oeuvraient dans le même créneau. Bon an mal an, le boucher affirme recevoir entre 15 à 20 chevreuils des agents de la faune. «Ça représente des centaines de livres de viande fraîche. C'est la moindre des choses de ne pas la gaspiller», poursuit-il.

Une fois l'animal dépecé, les pièces de viande sont emballées sous vide individuellement. «Le temps des Fêtes arrive. Je pense surtout aux enfants dans tout ça. Leurs parents pourront cuisiner de bons plats pour eux», mentionne-t-il. Le gibier est ensuite vendu «à prix dérisoire» à l'organisme sans but lucratif de Marieville.

Une manne

France St-Pierre est responsable de l'alimentation au centre d'action bénévole de la Seigneurie de Monnoir depuis près de 20 ans. Dès 2003, elle a entamé des démarches auprès du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) pour pouvoir recueillir les chevreuils saisis par les gardes-chasses. Trois ans plus tard, sa demande a été exaucée. «Au départ, on allait récupérer nous-mêmes les animaux. Mais ça valait la peine parce qu'à lui seul, un chevreuil représente environ 60 livres de viande», explique-t-elle.

«Pour nous, c'est une manne. On dessert une soixantaine de familles par mois. Jusqu'à maintenant, on est le seul organisme dans le coin qui accepte cette viande. Et ça fait bien notre affaire. C'est 400 fois mieux que ce qu'on retrouve en épicerie», poursuit Mme St-Pierre.

Pour faire découvrir ce type de gibier, l'organisme tient des ateliers de dégustation et des recettes à base de chevreuil sont distribuées à la clientèle. «C'est peut-être méconnu du public, mais pour nous, avoir accès à cette viande, ça fait toute la différence.»

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