Golf Miner: le dossier continue à faire des remous

Un projet pour rendre le site accessible 12 mois... (photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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Un projet pour rendre le site accessible 12 mois par année est à l'étude.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) L'octroi le mois dernier d'une subvention annuelle de 75 000 $ au club de golf Miner à Granby continue à faire des remous. Deux citoyens ont récemment exhorté le conseil municipal à agir afin que l'endroit génère de nouveaux revenus. Des interventions qui dénotent toutefois une méconnaissance du dossier, estime le conseiller municipal responsable des dossiers sportifs, Stéphane Giard.

«Est-ce qu'on n'est pas en train de faire des soins palliatifs à long terme? Il faut penser en dehors de la boîte et trouver de nouvelles choses à faire pour que le club de golf fonctionne. Pourquoi ne pas y faire de la raquette en hiver? Ou du frisbee golf? Il faut améliorer sa santé financière pour qu'il n'ait pas besoin du respirateur artificiel de la Ville», a laissé tomber Bruno Junior St-Amand.

Ce dernier a également souligné que le golf, propriété de la Ville depuis 2007, devrait revamper son logo et son image, en plus d'améliorer ses efforts de promotion.

«Je ne vous demande pas de le vendre (le golf), mais ne soyez pas dans l'inertie», a pour sa part lancé un autre Granbyen, Richard Dubé. «Il faut faire quelque chose. Il ne faut pas attendre quatre ans et regarder le bateau passer. Agissez pour que la Ville donne moins les prochaines années», a-t-il ajouté.

Lors de la séance du conseil municipal en octobre, l'avenir du golf Miner a également divisé les élus. Six d'entre eux se sont prononcés pour le versement d'une aide financière annuelle de 75 000 $ pour les années 2015-2019, tandis que quatre autres élus, y compris le maire, sont d'avis que la Ville a assez donné au golf.

Croissance

«Le club de golf était déjà là, a cependant fait valoir Stéphane Giard. La question qu'on s'est posée, c'est si on le reconnaît au même titre que les autres organismes de la Ville. Et avec le raisonnement que j'entends ce soir (lundi), il faudrait fermer la piscine, le Palace, le Centre d'interprétation de la nature, l'aréna. Tous ces organismes-là, sans subventions, ne sont pas rentables. Tout ce qu'on a fait, c'est d'uniformiser parce que c'était le seul organisme de la Ville qui n'avait pas ce coup de main.»

Selon lui, le golf, dont Richard Leduc est le nouveau président du conseil d'administration, est malgré tout en croissance. «Notre bilan financier est 30 000 $ de mieux que l'année passée», dit-il. Aussi, 28 000 rondes de golf ont été comptabilisées l'été dernier, comparativement à 24 000 l'année précédente. Le nombre de tournois est aussi en augmentation.

Une multitude d'activités ont également été mises de l'avant, dit Stéphane Giard, pour générer la relève. «Il y a du travail à faire, mais on est dans la bonne direction», considère-t-il.

Un projet pour rendre le site du golf accessible aux citoyens 12 mois par année est en outre à l'étude, affirme M. Giard. «La bâtisse est déjà ouverte à l'année pour les marcheurs (du Boisé Miner)», fait-il valoir. Pourrait-il y avoir de la glissade, alors que le site est pourvu de pentes naturelles, ou du patin? «On est au stade exploratoire, mais on veut se démarquer», dit-il.

Le maire Pascal Bonin, qui a déclaré, le mois dernier, qu'il préférerait donner de l'argent «aux itinérants du Passant, qui s'est fait couper une subvention importante, avant d'en donner aux golfeurs», affirme pour sa part avoir tourné la page. Dans les circonstances, Stéphane Giard a toute sa confiance, dit-il.

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