Lac Boivin : le faucardage mis de l'avant

Le conseil municipal déposera une demande au MDDELCC... (photo Alain Dion)

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Le conseil municipal déposera une demande au MDDELCC pour réaliser du faucardage de surface dans le lac Boivin; une idée que le maire Pascal Bonin dit avoir eue en pédalant autour du plan d'eau l'été dernier.

photo Alain Dion

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Fruit du processus de consultation réalisé l'an dernier, le plan d'action pour l'avenir du lac Boivin - dans sa version finale - a été déposé au conseil municipal. Mais, paradoxalement, l'une des premières actions privilégiées par les élus, le faucardage de surface, ne figure pas dans le plan.

Un fait relevé par un citoyen, Michel Aubé, lors de la dernière séance du conseil. «Comme on a suivi assez étroitement tout le travail sur le plan d'action, cette proposition (le faucardage) a l'air de sortir un peu d'un sac. Il y a eu un processus où on a mobilisé une ville entière et plein de partenaires, on les a fait travailler et sortir plein de propositions. Et celle qui ressort n'était pas dans le sac», a relevé M. Aubé.

Le maire, Pascal Bonin, reconnaît avoir eu cette idée en pédalant autour du lac l'été dernier. «J'ai fait beaucoup de constatations. C'est vrai que c'est sorti d'un peu nulle part, mais c'est d'une logique implacable», estime-t-il.  

Les algues filamenteuses, visibles à la surface de l'eau, «sont bourrées de phosphore», déclare le maire. Si elles sont retirées du lac, il en va ainsi avec une «importante quantité de phosphore».

Pascal Bonin précise toutefois que le faucardage envisagé l'été prochain dans le lac diffère des opérations similaires qui ont été réalisées au cours des dernières années. Auparavant, les plantes étaient coupées au fond de l'eau, ce qui a plutôt engendré, selon lui, une recrudescence d'herbiers. «Le faucardage de surface n'a jamais été essayé dans le lac. C'est une manoeuvre totalement différente du faucardage traditionnel», dit le maire.

Autorisation du ministère

Avant de se lancer dans cette entreprise, la Ville devra néanmoins obtenir l'autorisation du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Un mandat a été confié lundi à l'organisme de Bassin versant de la Yamaska pour la rédaction d'un plan directeur et le dépôt de la demande au ministère.

«Le faucardage va permettre de toucher à l'esthétisme du lac. Mais ce n'est pas une solution en soi. Si on ne fait que ça, je n'y crois pas. Il faut aussi mettre en oeuvre des mesures du plan d'action», a insisté hier le conseiller responsable des dossiers environnementaux, Jean-Luc Nappert.

La Voix de l'Est rapportait le mois dernier que ce projet de faucardage de surface pourrait être réalisé à l'aide d'un bateau spécialement conçu à cette fin. Il coûterait près de 250 000 $ pour en faire l'acquisition.

Le maire a affirmé en début de semaine que cet achat sera tributaire de l'autorisation du MDDELCC et du pourcentage de coupe accordé. «Si le ministère nous autorise un pourcentage élevé, on en fera l'acquisition, sinon, on en fera la location sporadique», a-t-il précisé.

15 prochaines années

C'est d'ailleurs avec «un brin d'émotion et de fierté» que Jean-Luc Nappert a déposé le plan d'action pour l'avenir du lac Boivin. Ce plan, qui détaille une série de gestes à poser (création de zones de sédimentation en amont des milieux humides, aménagement de bassins de rétention, de marais filtrant artificiels, amélioration de l'accès à l'eau par la mise en place d'une toile dans le secteur du parc Daniel-Johnson, etc.) pour redonner meilleure mine au lac, prévoit des investissements de 2,2 à 2,6 millions $ d'ici 2030.  

«C'est une boîte d'outils avec laquelle on va améliorer le lac Boivin pour les 15 prochaines années», souligne M. Nappert.

Selon lui, la Ville aura ainsi des gestes à poser, mais il en va de même pour les municipalités environnantes ainsi que la MRC de la Haute-Yamaska. «On aura à dire notre mot et à indiquer notre volonté de passer à l'action. Et je pense que c'est ce que nous allons traduire dans les prochains mois pour passer à l'action en 2016», dit Jean-Luc Nappert.

Le plan d'action sera prochainement mis en ligne sur le site Internet de la Ville de Granby, a en outre précisé M. Nappert.

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