Parc Équestre : Le tas de débris s'envole en fumée

L'imposant tas de rebuts fumait encore lors du... (Janick Marois, Archives La Voix de l'Est)

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L'imposant tas de rebuts fumait encore lors du passage du journal dans la rue de Gaspé, jeudi midi.

Janick Marois, Archives La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Le controversé tas de rebuts amassé sur le terrain de la Ville par le directeur du parc équestre olympique, Roger Deslauriers, et son équipe a finalement flambé en partie, mercredi. L'opération a été suivie de près par le service des incendies de Bromont.

Au cours de la journée, jeudi, des volutes de fumée s'échappaient encore de l'imposant amoncellement de bois. Selon le directeur du service des incendies de Bromont, Hugo Brière, M. Deslauriers a demandé un permis à la Ville pour faire brûler celui-ci. «Un inspecteur municipal est allé sur place pour confirmer qu'il s'agissait seulement de branches. Et effectivement, les matériaux de construction avaient été retirés», a mentionné le chef des sapeurs.

Or, l'embrasement a été fait avant que les pompiers arrivent sur les lieux. «On devait encadrer l'opération, mais il semble que M. Deslauriers s'est empressé de mettre le feu dans le tas. Sur place, [les pompiers] ont demandé à M. Deslauriers de réduire la taille [de l'amoncellement] parce qu'il était trop grand. Quand on a quitté les lieux, les gens disaient qu'ils allaient respecter les dimensions demandées», a mentionné M. Brière, précisant que la réglementation municipale prévoit que ce type d'amas de branches à enflammer n'excède pas trois mètres de largeur, de profondeur et de hauteur.

Après avoir reçu un appel du public en soirée mercredi, des pompiers sont retournés sur le site équestre. «On a constaté que les gens n'avaient pas diminué le tas», a indiqué M. Brière.

De la terre a donc été étendue sur le brasier. «Comme M. Deslauriers n'a pas respecté les règles, on ne l'autorisera pas à rallumer le feu. On pourrait lui demander de disposer des résidus à l'écocentre», a poursuivi le chef des sapeurs.

Dans les règles de l'art

De son côté, M. Deslauriers a catégoriquement nié les propos de M. Brière relativement à la taille du brasier. «J'ai tout respecté à la lettre. Ça a été fait dans les règles de l'art. Apparemment que [les pompiers] ont demandé que le tas soit de trois mètres par trois mètres. Je n'ai jamais entendu ça. Jamais!», a-t-il clamé.

En entrevue à La Voix de l'Est, M. Deslauriers avait affirmé avoir l'autorisation de la Ville pour amonceler des rebuts sur le vaste terrain appartenant aux citoyens. «Ce sont des débris qui sont là depuis juin. Au lieu de les étendre un peu partout [sur le site], on les met dans un tas. [L'ensemble des déchets] devrait être parti avant la fin de semaine», rapportait le journal le 23 septembre. À l'origine, l'amoncellement bien visible de la rue de Gaspé était entre autres constitué de palettes de bois, de boyaux d'arrosage, de débris de plastique et de poteaux de bois traité.

Pourquoi avoir tardé si longtemps avant d'agir? «Je devais trouver un moyen pour transporter tous [les rebuts]. J'ai retiré quatre à cinq bons voyages de matériaux. Tout ce qui ne pouvait pas être brûlé a été enlevé.»

Selon M. Brière, le directeur du parc équestre olympique l'aurait assuré de son entière collaboration pour la suite des choses en fin de journée, jeudi. «M. Deslauriers va disposer des résidus au cours de la semaine à venir», a précisé le directeur du service des incendies.

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