Enfants et adultes dans les autobus: une pratique courante

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«Actuellement, on a 179 adultes entre 16 et 24 ans qui sont transportés avec les élèves du primaire et du secondaire, et ça ne pose aucun problème», précise Guy Tardif, responsable du transport scolaire à la CSVDC.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le transport d'élèves adultes et enfants dans le même autobus scolaire semble être une pratique courante. Les commissions scolaires du Val-des-Cerfs et des Hautes-Rivières, à tout le moins, jumellent les élèves majeurs et mineurs lorsque le nombre de places dans le véhicule le permet. Dans le deuxième cas, les antécédents judiciaires des adultes sont toutefois vérifiés.

La Voix de l'Est rapportait, dans son édition de lundi, les inquiétudes de deux mères de famille de Roxton Falls, qui s'indignaient du fait que leurs enfants aient partagé le transport scolaire avec deux jeunes hommes. «Les enfants sont une clientèle vulnérable (...) Dix voyages dans l'autobus avec cette personne-là et mon enfant peut créer un lien. Est-ce un lien que je désire vraiment?» soulevaient-elles, tout en déplorant que la commission scolaire de Saint-Hyacinthe ne vérifie pas les antécédents judiciaires de sa clientèle adulte. La CS a fait savoir, dans le cadre du reportage, qu'elle se pencherait sur ces questions.

Or, une tournée effectuée hier par le journal a révèle que Val-des-Cerfs, notamment, offrait déjà le service aux élèves de 16 à 24 ans depuis plusieurs années, sans avoir essuyé de critiques. «Actuellement, on a 179 adultes entre 16 et 24 ans qui sont transportés avec les élèves du primaire et du secondaire, et ça ne pose aucun problème», précise Guy Tardif, responsable du transport scolaire à la CSVDC.

«Ce sont des élèves au même titre que des élèves mineurs, ajoute-t-il. C'est vraiment dans la continuité de leur scolarité qu'ils ont droit au transport scolaire, s'il y a des places disponibles. Et on n'a pas eu de plaintes.» Leur refuser le transport scolaire ne favoriserait pas la poursuite de leurs études, fait-il valoir.

Selon M. Tardif, il s'agit principalement d'élèves déjà connus du personnel de la commission scolaire, et qui ont fait leurs études primaires et leur secondaires dans l'un des établissements du territoire. Si bien que leurs antécédents judiciaires ne sont pas vérifiés. «Si jamais j'avais un adulte de 40 ans qui désirait retourner au CRIF ou aux adultes et qui prendrait l'autobus, je n'aurais pas le même discours, nuance-t-il. Probablement que je ferais des vérifications plus poussées parce qu'on a à coeur la sécurité des enfants.»

Il précise par ailleurs qu'aucun circuit supplémentaire n'a été créé pour accommoder les adultes.

«Pas une problématique»

À la commission scolaire des Hautes-Rivières, la politique prévoit le transport des adultes, affirme Alain Camaraire, responsable du transport scolaire. «Essentiellement, ce sont des élèves qui vont à la formation générale des adultes, mentionne-t-il. Ils sont jumelés avec les circuits des élèves du secondaire parce que les heures correspondent plus, de même que l'âge des élèves. Autre élément, il y a une vérification des antécédents judiciaires qui est prévue.»

L'âge des élèves qui fréquentent les écoles de formation des adultes se situe majoritairement entre 16 à 21 ans. Durant l'année scolaire de 2014-2015, approximativement 150 étudiants de cette tranche d'âge étaient transportés avec des plus jeunes.

«Il y a tout un travail qui se fait entre les directions d'établissements secondaires et la direction des adultes par rapport au transport de ces élèves. Souvent, ils transitent par les écoles secondaires et ça nous permet d'avoir un bon encadrement. Le service du transport fait un suivi très serré. Les élèves connaissent bien les circuits et ils sont conscients que ce service est un privilège qui leur est octroyé. Ça n'a jamais été une problématique», souligne M. Camaraire

Pour l'équipe de la CSHR, ce transport permet également de faciliter l'accès aux écoles à ces élèves qui veulent terminer leur scolarisation.

Il ne nous a pas été possible de parler lundi avec le responsable du transport scolaire à la commission scolaire Eastern Townships.

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