Sarah Cousineau Denis en maison de transition

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Depuis février dernier, Sarah Cousineau Denis purge sa peine au centre de détention pour femmes de Joliette.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Incarcérée depuis février dernier pour avoir causé la mort de deux de ses amies dans une embardée à Lac-Brome, Sarah Cousineau Denis quittera bientôt le centre de détention pour poursuivre sa sentence dans une maison de transition. Après trois mois, la jeune femme pourra rentrer chez elle, mais elle devra respecter une série de conditions.

Celle qui purge une peine de 24 mois de prison - sentence initiale de 30 mois qui a été réduite par la Cour d'appel - pouvait présenter une demande de semi-liberté, droit dont elle s'est prévalue cette semaine en se présentant à une audience de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).

Sarah Cousineau Denis, 21 ans, a plaidé coupable aux chefs d'accusation de conduite dangereuse causant la mort de Natasha Lavigne et Alexandra Laliberté. À bord de sa voiture Mercedes, elle a roulé à 105 km/h dans une zone de 50 km/h à Lac-Brome en novembre 2012, ce qui a provoqué l'embardée fatale pour ses amies. Elle a elle-même été gravement blessée.

Depuis février dernier, elle purge sa peine au centre de détention pour femmes de Joliette. Dans la décision rendue cette semaine, les commissaires dressent le portrait de la jeune femme, de ses périodes sombres et difficiles avant et après l'embardée, de son séjour non pas sans heurts en milieu carcéral et de son cheminement.

Regrets sincères et profonds

Son équipe de gestion de cas affirme que Sarah Cousineau Denis exprime de profonds et sincères regrets, qu'elle est capable d'empathie et est consciente des conséquences de ses délits sur les victimes et leurs proches. Elle est décrite comme une jeune femme fragile au niveau psychologique, mais elle exprime le désir de s'améliorer et est réceptive à l'intervention. Elle a d'ailleurs participé au programme d'engagement pour délinquantes et à celui de maîtrise de soi.

Son risque de récidive est jugé faible. Son équipe de gestion de cas est d'avis que son potentiel de réinsertion est élevé et que son plan de sortie est réaliste. Elle veut terminer ses études secondaires, puis entreprendre une formation. Son équipe est toutefois d'avis qu'elle n'a pas atteint le degré de maturité qui lui permettra de cesser de se camper dans une position «victimisante» et de réellement prendre sa vie en main et développer son indépendance, peut-on lire dans le rapport.

C'est pour cette raison qu'elle séjournera trois mois en maison de transition, puis complétera sa peine chez elle. Dès sa sortie de l'établissement correctionnel, elle devra respecter des conditions, dont celle de ne pas communiquer directement ou indirectement avec les victimes et de garder une distance d'au moins 100 mètres de la résidence des parents de Natasha Lavigne, une de ses victimes.

Elle devra également participer aux séances de counseling psychologique organisées par son surveillant de libération conditionnelle. Lors de la réduction de sa peine, son avocat a proposé qu'elle exécute 100 heures de travaux communautaires. Elle ne pourra pas conduire pendant quatre ans et sera également assujettie à une probation de deux ans.

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