Moyens de pression des enseignants : l'Halloween sans déguisements critiquée

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Les déguisements ne seront pas acceptés vendredi à l'école Saint-Vincent-Ferrier, une décision critiquée.

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Bromont) Les parents d'élèves de l'école primaire Saint-Vincent-Ferrier, dans le secteur Adamsville à Bromont, ont appris mardi soir que les déguisements ne seront pas acceptés ce vendredi, à la veille de l'Halloween. Dans une lettre commune, les enseignants de l'endroit ont aussi laissé savoir qu'aucune activité à la grandeur de l'école ne sera organisée.

Disant être appuyé par plusieurs autres parents, Alexandre Gauvin a fait part de ses objections à La Voix de l'Est.

«Avoir des moyens de pression, manifester et se tenir debout, je n'ai rien contre ça. Mais ce que je trouve bête, c'est qu'on empêche les enfants de se déguiser.»

«Ça n'affecte en rien leur travail (aux enseignants). À part de voir le sourire d'un enfant», poursuit M. Gauvin.

Le Cowansvillois affirme que l'Halloween représente beaucoup pour ses trois enfants. «C'est festif, c'est une journée inhabituelle, un peu comme Noël et la Saint-Valentin. (...) Pour eux, se déguiser, c'est une activité en soi. C'est être beau, c'est être différent.»

Dans leur lettre, les enseignants indiquent que leur décision ne vise pas à priver les élèves d'une fête qui, à leur avis, demeure essentiellement familiale.

Ils ne tiendront pas d'activités à grand déploiement, car celles-ci «demandent à tous beaucoup de temps supplémentaire en préparation et ne permettent aucun travail académique».

Chacun des professeurs est plutôt invité à prévoir un moment de célébration, sans costumes, durant les heures de classe régulières.

«Dire que ça va nuire au niveau académique, pour moi, c'est de la bullshit. Parce que quand il y a des journées de grève, c'est encore pire», rétorque Alexandre Gauvin.

En revanche, le service de garde de l'endroit a prévu une fête costumée dès la fin des cours.

La Voix de l'Est n'a pu obtenir mercredi les commentaires de la direction de l'établissement bromontois.

«Faire la part des choses»

Mis au courant de la situation hier après-midi, le président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin, se retrouve coincé «entre l'arbre et l'écorce». «Ça avait déjà été révélé à la grandeur du Québec. Je ne suis pas étonné. Je trouve juste ça dommage que ce soit les enfants qui écopent. Je comprends que les parents soient déçus qu'il n'y ait pas d'Halloween (...) Mais je comprends aussi que ce sont les moyens qu'ont les enseignants de se faire entendre. Il faut être capable de faire la part des choses», soutient M. Sarrazin.

 

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