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«Une très grande déception» : le siège social de PolyOne ferme la porte à une vente des actifs

Les démarches pour assurer la relance de l'entreprise... (photo Alain Dion)

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Les démarches pour assurer la relance de l'entreprise PolyOne à Granby sont vaines. Les équipements seront démantelés d'ici la fin décembre et les bâtisses vendues, a appris La Voix de l'Est.

photo Alain Dion

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Les démarches pour sauver PolyOne à Granby sont vaines. Des acquéreurs potentiels étaient prêts à maintenir les activités de l'usine, mais le siège social de l'entreprise américaine a récemment «fermé la porte» à une vente des actifs. En lieu et place, les équipements seront démantelés et les bâtiments mis en vente d'ici deux mois, a laissé savoir le commissaire industriel, Éric Tessier.

«C'est une très grande déception. Par contre, on est allés au bout des choses. Tout ce qu'il était possible de faire a été fait. On aurait quand même espéré une meilleure conclusion», affirme M. Tessier.

Selon lui, depuis l'annonce en août dernier de la fermeture de l'usine spécialisée dans l'extrusion de feuilles de plastique, plusieurs intervenants ont conjugué leurs efforts, sous la coordination de l'organisme Granby Industriel, pour accoucher d'un plan de reprise. Emploi-Québec, Investissement Québec, de même que François Lemay, l'attaché politique du député de Granby, François Bonnardel, ont travaillé sur le dossier.

«Il y avait une belle mobilisation. Les employés étaient même prêts à investir sous la forme d'une coop», relève Éric Tessier.

Deux acquéreurs potentiels, dont l'une de la région et l'autre de la Rive-Nord de Montréal, se sont aussi manifestés et démarqués, note le commissaire industriel.

«Le milieu connaissait bien la performance de l'usine et le savoir-faire des employés. Ils étaient reconnus comme produisant des produits de qualité», précise M. Tessier.

Options

Le dossier avait également été soumis au Fonds de la FTQ, précise le commissaire qui oeuvre au sein de Granby Industriel. «On n'avait pas trop de craintes sur la faisabilité de la reprise en termes financiers. Il y avait plusieurs options. Mais encore fallait-il que le siège social veuille aller dans cette direction-là», fait valoir Éric Tessier.

Ce dernier affirme que des représentants du siège social de PolyOne, situé en Ohio, aux États-Unis, avaient demandé un délai de quatre à six semaines au début septembre. «Ils avaient manifesté une ouverture à vendre des éléments d'actifs, dont les équipements, et éventuellement les bâtiments», dit-il.

Mais cette ouverture s'est estompée mercredi dernier, a affirmé hier Luigi Ambrosio, directeur de projets, Filiales de sociétés étrangères, à Investissement Québec. «On a mis plusieurs efforts. On a communiqué plusieurs fois avec le siège social. Lors de notre dernière conversation, le 21 octobre, ils nous ont avisés qu'ils vont démanteler tous les équipements pour les acheminer vers des usines soeurs à l'extérieur du Québec, d'ici la fin décembre», précise M. Ambrosio.

Ingrédients

Avec environ 70 personnes à son emploi, PolyOne, située rue Robinson Sud, est l'une des plus vieilles usines de Granby et serait la plus ancienne usine de plastique au Canada. En activité depuis 1908, les installations ont tour à tour accueilli GM Plastiques et Spartech. PolyOne, qui exploite 80 usines dans les Amériques, en Europe, en Asie et en Afrique, est devenu propriétaire des lieux en 2013.

Selon Éric Tessier, la majorité des employés, dont le syndicat est représenté par Unifor, a été mis à pied il y a deux ou trois semaines.

«Tous les ingrédients étaient là pour que ça fonctionne... sauf le désir pour PolyOne de vendre», a déploré hier l'attaché politique du député Bonnardel. «J'ai rarement vu autant de voyants verts dans un dossier et quelqu'un tirer la plug comme ça», a ajouté François Lemay.

Les représentants syndicaux de l'entreprise ont préféré hier réserver leurs commentaires pour le moment. «On a encore quelques dossiers à compléter et on préfère le faire avant de commenter», a déclaré hier Joël Vigeant, d'Unifor.

Il a également été impossible d'obtenir hier des commentaires de la direction de PolyOne.

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