Stratégie maritime: à ses balbutiements

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Le ministre responsable de la Stratégie maritime, Jean D'Amour.

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<p>Steeve Paradis</p>

(Baie-Comeau) Même si on en parle depuis longtemps, la Stratégie maritime du gouvernement québécois n'a, dans les faits, que quelques mois de vie officielle, rappelle le ministre responsable de son implantation, Jean D'Amour, à ceux et celles qui estiment que l'arbre a encore donné peu de fruits.

«On a eu l'occasion de faire des annonces dans le domaine touristique récemment, mais le meilleur est à venir», a indiqué le ministre en entrevue au Soleil pour cette Journée maritime. «D'ici quelques semaines, il y aura d'autres annonces concrètes, notamment pour l'implantation des pôles logistiques en Montérégie et à Montréal.»

Ces pôles auront entre autres objectifs de faire leur place dans la chaîne logistique des marchandises en transit destinées aux grands marchés du nord-est américain afin d'y apporter une valeur ajoutée. «Les pôles logistiques vont accueillir des centres de distribution intelligents, qui vont générer de l'emploi, a souligné M. D'Amour. On peut importer de la matière à transformer au Québec, on peut aussi utiliser les pôles logistiques pour préparer des biens à l'exportation.»

Le ministre délégué aux Transports recommande aussi de surveiller de près la création du Centre d'expertise spécialisé dans la prévention, la préparation et les interventions d'urgence environnementale aux déversements maritimes de matières dangereuses sur le Saint-Laurent, qui sera basé aux Îles-de-la-Madeleine et qui devrait être en activité en 2016.

Ce centre au nom interminable aura comme mission d'outiller les municipalités pour la gestion des urgences environnementales, de développer et transmettre les connaissances dans le domaine et d'implanter de bonnes pratiques dans la gestion du risque maritime. «Ce centre d'expertise, on y croit beaucoup», d'ajouter Jean D'Amour, signalant au passage que le budget du centre est en voie d'être arrêté.

En matière de sécurité maritime, outre le Centre d'expertise, la Stratégie maritime fera également appel à l'Institut franco-québécois sur la recherche dans le monde maritime, qui sera doté d'un budget de 3,3 millions$. «On va aussi soutenir la création du Réseau Québec maritime, qui va répertorier les connaissances qui existent et faire en sorte d'être prêt à une augmentation du trafic sur le Saint-Laurent, mais, surtout, d'être prêt s'il se produit un incident environnemental.»

Lors du lancement officiel de la Stratégie fin juin, le premier ministre Philippe Couillard annonçait, d'ici 2030, des investissements prévus de 9 milliards$, dont 5 milliards de fonds publics, et la création de 30 000 emplois, dont le tiers d'ici cinq ans. Le ministre D'Amour assure que ces objectifs sont réalisables.

«Ce n'est pas utopique comme chiffres, au contraire, martèle-t-il. Ces chiffres ont été validés par deux sources indépendantes. Premièrement Secor-KPMG, qui nous confirme non seulement 30 000 emplois directs, mais 21 000 indirects. Deuxièmement, l'Institut de la statistique du Québec nous dit la même chose.»

En absence de concret pour l'instant, ces milliards d'investissements semblent plutôt loin, mais Jean D'Amour assure en conclusion qu'ils sauront se matérialiser. «Il n'y a personne qui nous fait un chèque demain matin, mais plusieurs entreprises sont alignées, avec lesquelles nous échangeons, nous discutons et il y a de nombreux promoteurs prêts à embarquer sur différents fronts de la Stratégie maritime.»

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