Farnham: le redécoupage scolaire critiqué

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Le projet de redécoupage des secteurs scolaires dans la région de Farnham ne fait pas le bonheur du maire Josef Hüsler.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Farnham) Le maire de Farnham, Josef Hüsler, dit avoir à coeur l'éducation des enfants de sa municipalité. C'est pourquoi il s'insurge contre le projet de redécoupage des secteurs scolaires proposé par la Commission scolaire du Val-des-Cerfs. Il souhaite voir une meilleure collaboration à long terme entre la CSVDC et les municipalités et qu'on remplisse les écoles primaires de Farnham avant celles des municipalités voisines.

Les familles qui s'installent à Farnham sont en droit de s'attendre à y trouver tous les services essentiels, dont les écoles, maintient le maire Hüsler. Selon les informations qu'il a obtenues, «on va sortir de l'école Saint-Romuald entre 40 et 50 enfants qu'ils vont envoyer à Mgr-Douville. Ils vont en sortir 100 de Mgr-Douville et en envoyer une partie à Notre-Dame-de-Stanbridge et l'autre à Bedford. On a des écoles. Pourquoi on ne remplit pas nos écoles? , s'insurge le maire. Il reste au moins de la place pour 2 ou 3 classes à Saint-Romuald. À Mgr-Douville, est-ce qu'il reste de la place? On a une école anglophone qui est à moitié vide. Pourquoi ne pas partager notre école anglophone avec des francophones?»

Il propose aussi de faire la classe aux jeunes de sixième année à la polyvalente, comme celle-ci accueille moins d'élèves qu'auparavant.

Selon lui, le plan proposé n'a aucun sens. Il croit que la situation régresse plutôt que de progresser.

Mouvement dans les écoles

Le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin, se réjouit pour sa part que la proposition soulève les passions puisqu'il espère que les parents s'impliqueront dans le processus décisionnel.

Dans les documents publiés en ligne, on indique qu'on songe à retirer 48 élèves de l'école St-Romuald lors de l'année scolaire 2016-2017, 27 à St-Joseph, à Notre-Dame-de-Stanbridge, et 140 à St-Jacques/Mgr-Douville. En contrepartie, on ajouterait 80 élèves à St-Joseph, 87 à Premier-Envol/Mgr-Desranleau, à Bedford, et 48 à St-Jacques/Mgr-Douville.

Ces scénarios sont présentés dans les documents destinés aux parents qui voudraient déposer un mémoire, soit un document dans lequel ils expliquent pourquoi ils s'y opposent ou qu'ils approuvent ce qui est suggéré.

M. Sarrazin rappelle que le processus veut inclure les parents. Une consultation publique aura lieu, puis des mémoires seront déposés et la décision sera prise par les commissaires en fonction des commentaires reçus. «Les gens tiennent pour acquis que ce qu'on présente, c'est ce qu'on va faire, regrette-t-il. On va en consultation pour les entendre.»

Invitation aux consultations

Le redécoupage des secteurs scolaires est régi par la loi et doit se faire en fonction de plusieurs facteurs comme la démographie, les mouvements de la population et la diminution ou l'augmentation du nombre d'élèves dans les classes.

«À Farnham, il y a une croissance de la population qui fait en sorte que dans les cinq prochaines années, il va devoir y avoir du mouvement parce que l'école ne sera pas en mesure d'accueillir ce boom démographique», explique Paul Sarrazin.

La semaine dernière, la commission scolaire a tenu trois périodes d'information, les 20, 21 et 22 octobre. La première concernait le secteur commun (où les parents ont le choix de l'école que fréquentent leurs enfants) de Standbridge East et a attiré environ 200 à 250 personnes. «Ça a brassé, dans le sens où il y a eu beaucoup d'interrogations, confie M. Sarrazin. Le lendemain, à Farnham, je crois que les gens comprenaient mieux la situation, mais je ne dis pas qu'ils étaient d'accord.» Cette fois, il y a eu autour de 60 personnes. Puis, à Waterloo, seulement une quinzaine de personnes sont allées s'informer du scénario les concernant.

«J'invite les gens de Farnham et de toutes les municipalités concernées, s'ils croient que quelque chose ne fait pas de sens, à venir le dire. C'est rare qu'on ait un exercice aussi démocratique que ça, où la parole des parents concernés peut être prise en considération», dit Paul Sarrazin.

Les consultations publiques ont lieu les 11, 16 et 17 novembre, selon les secteurs concernés. Un avis pour s'exprimer lors des consultations doit être donné dix jours avant par les différents comités, dont le comité de parents. La date limite pour le dépôt d'un mémoire est le 28 novembre. La décision sera prise le 8 décembre.

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