Lise Thériault craque en annonçant une enquête du SPVM

La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault.... (Jacques Boisinot, La Presse Canadienne)

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La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault.

Jacques Boisinot, La Presse Canadienne

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Québec

La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a craqué et s'est effondrée en larmes en pleine conférence de presse vendredi concernant les femmes autochtones qui auraient été agressées par des policiers de la Sûreté du Québec dans la région de Val-d'Or.

La ministre annonçait que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) allait mener l'enquête, quand elle s'est mise à sangloter, lorsque les journalistes lui ont demandé comment elle se sentait, à la suite de la diffusion du reportage de Radio-Canada qui a révélé l'affaire.

Ces femmes des communautés autochtones avoisinantes de Val-d'Or ont rapporté avoir été humiliées, brutalisées, voire agressées sexuellement par des agents de la SQ.

«Excusez-moi, permettez-moi de reprendre mes esprits un peu, a-t-elle lâché, après un long silence et des larmes, qu'elle essuyait, en conférence de presse à l'Assemblée nationale. (Je me sens) aussi choquée par la population, aussi choquée que la population. Il est temps qu'on fasse quelque chose.»

Une enquête interne a été entreprise par la Sûreté du Québec à la mi-mai, quand le ministère a été informé des allégations. La ministre a dû justifier les délais qui se sont écoulés.

«Je n'avais pas de noms de femmes, je n'avais que des allégations, c'est ce qui a été porté à ma connaissance! On n'aurait pas pu faire plus!» a-t-elle déclaré, en se défendant d'avoir été insensible en mai. Elle dit que beaucoup d'allégations dans le reportage n'étaient pas connues des enquêteurs et c'est pour cette raison qu'il faut donc maintenant confier le dossier au SPVM.

Elle a dû aussi expliquer pourquoi l'enquête n'a pas été confiée dès l'origine à un autre corps policier, devant la gravité des allégations. C'est la procédure, a-t-elle insisté.

«Les policiers de la SQ qui mènent les enquêtes sont des hommes et des femmes chevronnés, basés ailleurs qu'à Val-d'Or, leur intégrité ne doit pas être mise en cause, a déclaré la ministre sur un ton irrité. C'est une équipe spécialisée qui fait des enquêtes sur les policiers qui ont des comportements inadéquats.»

Elle dit maintenant s'employer à rétablir la confiance en la SQ. Les huit policiers soupçonnés d'avoir commis les gestes répréhensibles ont été relégués à des tâches administratives.

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