Marie-Claude Landry nommée ambassadrice

La Ville de Cowansville a rendu hommage à... (Catherine Trudeau, Archives La Voix de l'Est)

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La Ville de Cowansville a rendu hommage à Me Marie-Claude Landry, femme très impliquée dans la région et présidente de la Commission des droits de la personnes, en lui remettant le titre d'ambassadrice.

Catherine Trudeau, Archives La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) «Ce soir, la fierté a une marraine.» C'est ainsi qu'a clos son discours le maire de Cowansville, Arthur Fauteux, lors de la cérémonie accueillant la nouvelle ambassadrice de la ville, Me Marie-Claude Landry. Avocate de carrière et présidente de la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP), elle s'est impliquée dans de nombreuses organisations de la région et a reçu, vendredi soir, les clés de la Ville.

«Je suis honorée de ce titre-là, a-t-elle dit en entrevue. Je l'accepte avec beaucoup d'humilité, mais aussi avec beaucoup de fierté. C'est un geste plein d'attention de la part de la municipalité. Je me sentais privilégiée de pouvoir accéder à cette fonction à la Commission canadienne des droits de la personne, et je me sens privilégiée de pouvoir vivre ça ce soir.»

Me Landry s'est installée en 1988 à Cowansville, alors qu'elle étudiait pour devenir avocate, pratique qu'elle commence l'année suivante. En 1993, elle fonde son cabinet d'avocats, Landry Boucher et associés Avocats, qui n'a cessé de grandir depuis. Elle a cependant dû quitter son cabinet en mars pour entrer dans ses fonctions de présidente de la CCDP. Elle s'est donc établie à Ottawa plus tôt cette année.

Redonner à la communauté

Ses implications sociales sont nombreuses. Elle a notamment été bâtonnière du Barreau de Bedford, membre d'une commission d'enquête du Conseil canadien de la magistrature, du Tribunal des droits de la personne, présidente du CSSS La Pommeraie, présidente de la Chambre de commerce et présidente de la clinique de pédiatrie sociale Main dans la Main.

Ses distinctions sont tout autant nombreuses. «Marie-Claude a toujours été une personne engagée, témoigne Me Patrick Boucher, associé au cabinet et ami de Me Landry. Elle s'est fait un devoir de redonner à la communauté.»

Me Landry est la première personne du Québec à occuper la présidence de la CCDP. Son nouveau travail comporte son lot de défis. Elle a par exemple tenu un discours devant l'ONU et fait le tour du pays.

«De protéger les droits de la personne, c'est de la plus haute importance pour moi, souligne la principale intéressée. Je pense qu'on a constaté dans les dernières années une érosion importante des droits de la personne au pays. On n'a qu'à se promener dans le pays pour voir que des gens subissent la discrimination et parce qu'ils vivent des différences, ils vivent dans la peur. Le défi est grand. Mardi matin, après avoir félicité l'élection du nouveau gouvernement, j'ai interpelé le premier ministre désigné pour qu'il puisse freiner l'érosion des droits de la personne au Canada et réparer les préjudices importants qui à mon avis ont été commis par l'adoption de certaines lois qui étaient discriminatoires.»

Les droits des transgenres, les réfugiés qui fuient la guerre, la réparation des torts causés aux Premières Nations et la disparition de 1200 femmes et jeunes filles autochtones sont des dossiers qui importent pour la présidente. Elle constate que, depuis une dizaine d'années, les droits de la personne ont été particulièrement atteints, et que c'est lorsqu'on tient ces droits pour acquis qu'ils sont en danger.

Si elle n'habite plus la ville, l'ambassadrice de Cowansville y a gardé un pied-à-terre. Ses trois enfants et son petit-fils habitent d'ailleurs dans la région.

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