La «juste part» du Canada aux pays les plus pauvres

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La conférence des Nations unies sur le climat aura lieu à la fin du mois prochain à Paris.

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Bruce Cheadle
La Presse Canadienne
Ottawa

La «juste part» du Canada dans l'effort mondial pour combattre les changements climatiques devrait inclure une réduction du tiers de ses émissions de gaz à effet de serre au cours de la prochaine décennie et une offre de 4 milliards $ par année pour aider les pays les plus pauvres, a fait valoir, vendredi, le groupe Climate Action Network Canada.

Cet appel ambitieux est lancé dans la foulée d'une rencontre de pays développés cette semaine à Bonn, en Allemagne, en vue de la conférence des Nations unies sur le climat à la fin du mois prochain à Paris.

Le premier ministre désigné Justin Trudeau promet une «position forte du Canada», et a invité tous les premiers ministres provinciaux à l'accompagner au sommet sur le climat, le COP21, devant débuter le 30 novembre à Paris. Mais les négociations préalables entre près de 200 partenaires internationaux laissent croire qu'il y a encore beaucoup de chemin à faire pour en arriver à un consensus mondial sur la voie à suivre.

En outre, les pays en développement ont serré les rangs lors de discussions à Bonn pour demander aux pays riches de conclure des engagements financiers fermes afin d'appuyer la lutte contre les changements climatiques. La Conférence de Paris «sera jugée par ce qui se retrouve dans le noyau de l'entente sur le financement», a dit la présidente d'un comité de 134 pays en développement, la Sud-Africaine Nozipho Mxakato-Diseko.

En vertu d'accords internationaux précédents, le Canada a fourni un total de 1,2 milliard $ pour soutenir les actions contre les changements climatiques en Afrique, en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Les trois quarts de ce financement étaient sous la forme de prêts, et Louise Comeau, de Climate Action Network Canada, a fait valoir que le nouveau financement ne devrait pas alourdir le fardeau des pays en développement.

«Bien que nous préférions des subventions et craignions que des prêts ajoutent des dettes aux fardeaux des pays en voie de développement, je crois qu'il faut être quelque peu ouvert sur la manière», a dit Mme Comeau par courriel.

«L'objectif est d'amener sur la table l'ampleur de ce qui serait considéré équitable. Nous pourrions ensuite nous pencher sur la manière d'y arriver», a-t-elle ajouté.

L'offre ambitieuse de 4 milliards $ avancée pour le Canada n'est pas nouvelle, mais avec un nouveau gouvernement libéral à Ottawa et les propos de M. Trudeau sur une action plus forte du Canada sur le climat, les attentes ont grandi.

Chris Ragan, président de la Commission de l'écofiscalité du Canada, a souligné en entrevue que le véritable travail pour le nouveau gouvernement majoritaire libéral s'amorcerait après la Conférence de Paris.

«Indépendamment de ce qui se passe à Paris, ultimement, le défi est de tenter de mettre en place une politique une fois revenu au pays», a dit M. Ragan, économiste de l'Université McGill.

«Nous n'avons même pas vu le squelette des détails d'une politique sur le climat de ce gouvernement, mais ce que nous avons entendu est que (M. Trudeau) prend la question au sérieux et veut travailler de manière constructive avec les provinces sur la voie à suivre», a-t-il poursuivi.

Selon M. Ragan, cela est «probablement un indice plutôt positif» sur la suite des choses.

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