Enquête sur la santé: la DSP prend le pouls des gens d'ici

La directrice de la santé publique de l'Estrie,... (photo Imacom, Maxime Picard)

Agrandir

La directrice de la santé publique de l'Estrie, Dre Mélissa Généreux.

photo Imacom, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Près de 2000 résidants de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi seront sondés au cours des prochaines semaines dans le cadre d'une vaste enquête sur la santé. De cette investigation, chapeautée par la Direction de la santé publique (DSP) de l'Estrie, on dégagera un portrait global du territoire desservi par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CIUSSS).

Une première phase de l'Enquête de santé populationnelle estrienne (ESPE) a été menée durant l'été 2014 auprès d'environ 9000 adultes. Depuis cette collecte de données, les CSSS de la Haute-Yamaska et La Pommeraie sont passés dans le giron estrien du CIUSSS. «Cette enquête était une première et nous en sommes très fiers, a indiqué en entrevue la directrice de la santé publique de l'Estrie, Dre Mélissa Généreux. Comme ces résultats sont vraiment utiles au quotidien pour mieux comprendre l'état de santé de notre population, on trouvait fondamental de saisir l'opportunité de questionner les populations des deux [nouveaux] territoires.»

Au total, 1950 répondants seront choisis de façon aléatoire, soit 1150 en Haute-Yamaska et 800 dans Brome-Missisquoi. Les thèmes variés abordés dans le questionnaire, élaboré par 33 chercheurs de la région, seront les mêmes que lors du premier volet de l'ESPE: la participation sociale des aînés, l'usage illicite de produits pharmaceutiques et de drogues, les barrières à l'activité physique puis l'exposition aux rayons ultraviolets, entre autres.

Retombées

La portion initiale de l'investigation a permis au corps médical de dégager une foule de données, notamment liées aux conséquences de la tragédie de Lac-Mégantic. «Ça a été extrêmement utile pour montrer qu'un an après le drame, il y avait différents enjeux au niveau de la santé mentale ou le bien-être des résidants de ce secteur», a mentionné Mme Généreux. D'ailleurs, une partie du questionnaire portera sur les effets collatéraux de la catastrophe ferroviaire sur la santé de la population. Ceci afin de «suivre l'évolution du rétablissement de cette communauté».

De plus, un rapport concernant la santé mentale des Estriens a récemment été produit, a poursuivi la directrice de la santé publique. «On a largement utilisé les données de notre enquête pour aller mesurer des concepts auxquels on n'a pas accès avec les autres banques d'informations disponibles, comme la détresse psychologique et les épisodes dépressifs, a-t-elle fait valoir. C'est important d'agir en amont par le biais de démarches de sensibilisation.»

Les habitudes de vie prennent aussi une place prépondérante dans l'ESPE. Les résultats préliminaires de l'investigation de 2014 ont par ailleurs de quoi laisser pantois. «En ce qui concerne la sédentarité, la consommation de fruits et de légumes et le tabagisme, [les données recueillies] sont assez impressionnantes. Essentiellement, trois adultes sur quatre en Estrie ont au moins un de ces facteurs de risque», a soutenu la Dre Généreux.

À quoi peut-on s'attendre comme échéancier? «La collecte de données vient de commencer. Si les gens répondent massivement, ça va non seulement accélérer le processus, mais surtout augmenter la qualité des données, a noté la médecin-conseil. Si tout va bien, on peut espérer que l'ensemble des informations sera recueilli cet automne. Les faits saillants devraient être disponibles dès le printemps 2016.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer