Moyens de pression

Une nuit au cégep

Alain Sauvageau, président du syndicat des employés de... (Photo Julie Catudal)

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Alain Sauvageau, président du syndicat des employés de soutien, et Camille Dubuc, président du syndicat des enseignants, ont organisé, avec le syndicat des professionnels, une vigie d'une nuit dans le stationnement de l'établissement du Cégep de Granby.

Photo Julie Catudal

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

Le terrain du Cégep de Granby a pris des allures de camping, avec ses deux feux de camp et l'animation qui s'y est tenue, jeudi soir, jusqu'à ce matin. Les enseignants, employés de soutien et professionnels du Cégep ont tenu une vigie la nuit dernière sur le terrain de l'établissement, afin de faire connaître leur insatisfaction sur l'état des négociations avec Québec.

Selon Alain Sauvageau, président du syndicat des employés de soutien, le but de l'activité était de «dénoncer les offres patronales qui n'ont pas bougé, même si le gouvernement a dit dans les médias que ça avancerait.» Les trois syndicats, qui font partie du Front commun, déplorent la précarité croissante des emplois, ce qui affaiblit le système, de même que la demande patronale sur la mobilité de la main-d'oeuvre.

Avec cette dernière clause, le patronat veut pouvoir donner un ultimatum, par exemple, de trois jours à un enseignant pour qu'il aille prodiguer des cours dans un large rayon géographique. Camille Dubuc, président du syndicat des enseignants, compare cette distance aux kilomètres qui séparent Granby à Trois-Rivières. «Lorsqu'on est en disponibilité, parce qu'on a moins d'étudiants, on peut être envoyé dans un rayon de 250 km. Tu as un délai de trois jours, si tu refuses tu dois démissionner.»

La force du Cégep est la stabilité de son équipe, croit M. Dubuc, et celle-ci est compromise avec les offres actuelles. C'est pourquoi le slogan pour la nuit est «Mon Cégep j'y tiens, je l'occupe». «On s'installe, on campe. On a des collègues qui sont en retard dans leurs corrections et ils vont s'avancer, observe M. Dubuc. On va parler des négociations, de la journée de grève du 28 octobre, sensibiliser le maximum de personnes sur les offres qui sont sur la table et pourquoi on les a refusées.»

Les tentes étaient en train d'être installées lors du passage de La Voix de l'Est, à l'entrée du Cégep ou entre les voitures, exposées au vent. Également, quelques roulottes et tentes-roulottes étaient présentes sur place.

Des familles faisaient d'ailleurs partie des campeurs, qui étaient une quinzaine à rester toute la nuit - sur les quelques dizaines de syndiqués présents. «Il faut se soutenir en famille, laisse savoir M. Sauvageau, parce que souvent les deux travaillent dans la fonction publique. Les deux vivent des reculs.»

Les deux présidents croient que le Conseil du trésor n'a en tête que l'aspect financier de la prochaine convention collective, et non l'intérêt des employés et des étudiants.

M. Sauvageau indique par ailleurs qu'il y a eu une légère avancée il y a une semaine, mais une autre proposition déposée aux tables sectorielles par le Front commun a été froidement accueillie par le ministère de l'Éducation.

Comme l'activité n'était pas prévue en guise de perturbation, il y a école aujourd'hui.

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