Respect des bandes riveraines

Piètre bilan pour les propriétaires urbains

Le respect des largeurs minimales des bandes riveraines... (Photo Janick Marois - archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Le respect des largeurs minimales des bandes riveraines n'est pas seulement un problème en zone agricole; plusieurs propriétaires de terrains en zone urbaine ont également du mal à se conformer aux normes, selon un rapport de la MRC Brome-Missiquoi. Les bandes riveraines sur la photo respectent largement les normes.

Photo Janick Marois - archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) Les agriculteurs sont souvent montrés du doigt pour le non-respect des bandes riveraines. Pourtant, les propriétaires de terrains longeant des cours d'eau en zone urbaine ont un pire bilan en cette matière, souligne un rapport de la MRC Brome-Missisquoi.

Des 550 propriétés en milieu urbain visitées en 2014 par des inspecteurs de la MRC, 132 n'avaient aucune bande riveraine, 132 autres en avaient une de moins de trois mètres et 161 de moins de 10 mètres. Le règlement de la MRC stipule qu'une bande minimale de 10 mètres doit être respectée en milieu urbain. Seules 125 propriétés en milieu urbain se conformaient à cette norme.

Le respect de cette norme est à peine meilleur en milieu de villégiature. Des 202 terrains visités le long de cours d'eau, seulement 85 respectaient la réglementation de la MRC.

En outre, 25 n'avaient aucune bande riveraine, 48 en possédaient une de moins de trois mètres et 44 de moins de 10 mètres.

De l'ensemble des propriétés visitées, 85 étaient en règle avec une bande riveraine de plus de 10 mètres, lit-on dans le rapport de la MRC.

«Ça nous surpris. On ne s'attendait pas à ça en milieu urbain», indique Simon Lajeunesse, coordonnateur de la gestion de l'eau de la MRC. «On voit qu'on a encore du travail à faire et pas seulement pour les propriétés agricoles.»

En comparaison, sur les 306 lots agricoles inspectés par la MRC, seulement sept n'avaient aucune bande riveraine et 90 une de moins de trois mètres.

Des rapports des ces inspections ont été remis à chacune des 21 municipalités de la MRC, a dit M. Lajeunesse.

Elles doivent assurer des suivis auprès des propriétaires concernés pour qu'ils remédient à la situation, a dit M. Lajeunesse.

Les 21 municipalités sont invitées à soumettre un rapport de suivis sous la forme d'un sondage préparé par la MRC.

L'exercice n'est pas obligatoire, a dit M. Lajeunesse, rappelant que les municipalités ont compétence sur cet aspect de la réglementation et non pas la MRC.

Ce sujet a donné lieu à un débat corsé l'année dernière lors de l'adoption de la première version du règlement de contrôle des eaux de surface.

Quelques maires, venant de municipalités agricoles et eux mêmes agriculteurs, ont refusé que la MRC s'occupe d'appliquer la nouvelle réglementation.

Inspection 2015

Cette année, la MRC a récidivé avec son programme d'inspection des berges des cours d'eau sur son territoire.

Elle a embauché quatre étudiants pour poursuivre le travail. Ils ont fait équipe avec deux étudiants recrutés par la Ville de Cowansville et un autre par l'Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi.

Ensemble, l'équipe de sept inspecteurs a pu visiter près de 3000 propriétés sur lesquelles passent près de 750 kilomètres de cours d'eau. «Ç'a été un effort considérable d'en faire autant. On en sait maintenant beaucoup plus sur l'état des bandes riveraines», a soutenu M. Lajeunesse.

Tout comme en 2014, le respect des largeurs des bandes riveraines n'est pas parfait, a dit le responsable de l'opération. Des problèmes ont été signalés dans tous les secteurs.

Quelques cas étaient graves, notamment des animaux qui pataugeaient dans des cours d'eau. «On a avisé les autorités responsables immédiatement», a assuré M. Lajeunesse.

En général, a-t-il ajouté, le portrait est positif. «On a encore du travail de sensibilisation à faire, mais c'est moins pire qu'on pensait.»

L'ensemble de l'opération d'inspection cette année a coûté près de 25 000 $.

Un rapport est en préparation. Il devrait être prêt la semaine prochaine et présenté au conseil des maires.

L'inspection des berges sera complétée l'année prochaine, a dit M. Lajeunesse. Environ 75 % du travail a été effectué, juge-t-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer