Retour aux sources pour Denis Paradis

«Être député, la plus belle job au monde»

La poussière est à peine retombée après son... (Photo Alain Dion)

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La poussière est à peine retombée après son éclatante victoire que le vétéran politicien Denis Paradis se dit prêt à sauter dans l'action en portant les dossiers de sa circonscription à Ottawa.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Saint-Armand) Il suffit d'échanger quelques instants avec Denis Paradis pour prendre la mesure de sa passion pour l'univers de la politique. Pas de doute, le député de la circonscription de Brome-Missisquoi était prêt à sauter à nouveau dans l'arène.

«C'est ma plus belle victoire. La population a été vraiment généreuse envers moi. C'est un retour aux sources et je l'apprécie vraiment», a-t-il lancé d'entrée de jeu en entrevue.

Pour l'avocat et homme d'affaires, la politique est avant tout une question de convictions. «Comme député, ce qui me fait vibrer après toutes ces années, c'est d'avoir le pouvoir de faire changer et évoluer les choses. J'ai été 11 ans à Ottawa (1995-2006) pour défendre les valeurs [en lesquelles] je crois. C'est plus vrai que jamais et je suis convaincu que comme politicien au fédéral, on peut faire la différence.»

Durant le marathon électoral, M. Paradis a pris le pouls de chacune des communautés qu'il a sillonnées. Dès son entrée à la Chambre des communes, le vétéran politicien a l'intention de faire progresser de nombreux dossiers. L'un d'eux est celui du train de passagers qui assurerait la liaison entre Montréal, Sherbrooke et Boston. Selon l'élu, le projet doit évoluer à vitesse grand V. «On a une échéance pour les Jeux équestres mondiaux en 2018 à Bromont. Ça va avoir des retombées partout dans la région. Arrêtons d'étudier et de faire des enquêtes. On le sait, la voie ferrée doit être réparée. On devrait commencer par le premier tronçon entre Montréal et Bromont. Ensuite, on pourra refaire la partie de Magog vers Sherbrooke. C'est aussi simple que ça. Reste à savoir combien ça coûte», a indiqué M. Paradis.

Une des autres priorités du député de Brome-Missisquoi est d'améliorer l'accessibilité à des emplois chez les producteurs agricoles de la région par les travailleurs saisonniers hors Québec. «La main-d'oeuvre étrangère est essentielle à notre économie. C'est évident qu'il y a de la bureaucratie à améliorer rapidement. Quand une personne part de son pays pour une quatrième année de suite pour venir travailler ici, on la connaît, a-t-il clamé. Pourquoi faire compliqué alors qu'on peut faire simple?»

Infrastructures

Durant la campagne, le chef libéral Justin Trudeau a promis que son gouvernement haussera de 65 milliards à 125 milliards l'investissement dans les infrastructures en 10 ans. Denis Paradis a bien l'intention d'aller chercher sa part à Ottawa. «Si on parle d'infrastructures vertes, les égouts, les aqueducs, il y a un immense besoin dans des municipalités comme Venise-en-Québec, Clarenceville et tout ce secteur. C'est important pour éviter de polluer les cours d'eau, notamment le lac Champlain. Dans les transports en commun, il y a le train. Je n'ai rien contre le métro de Montréal, mais on n'en a pas ici. Et il y a évidemment les routes.»

À ce propos, M. Paradis cite en exemple la localité de Stukely-Sud qui, soutient-il, doit investir 7 M$ pour remettre en état une partie de son réseau routier. «Je sais que là-bas, il y a environ 70 kilomètres de chemins de terre à refaire. On parle d'une facture d'environ 100 000 dollars du kilomètre.»

Denis Paradis compte par ailleurs s'asseoir au cours des prochains mois avec les maires des municipalités de la circonscription pour discuter des «sujets d'intérêt» qui relèvent du fédéral.

Ministre ou pas?

De toute évidence, M. Paradis apprécie le «vent de fraîcheur» qu'apporte le jeune chef libéral à la sphère politique. «Ce que ça prend pour être chef d'État, c'est de la vision, de la détermination et de l'engagement. Justin Trudeau a tout ça. Je le trouve super!» Celui qui représentera la population dans Brome-Missisquoi fera-t-il partie du cabinet du premier ministre? «Être député, c'est la plus belle job au monde. Aller cogner à la table à Ottawa pour les citoyens, c'est ce qui me motive. S'il arrive autre chose, ce serait la cerise sur le sundae», a-t-il fait valoir.

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