Valorisation des matières organiques dans Brome-Missisquoi

Matières organiques: à la recherche d'une solution

Compost ou biométhanisation? Les deux? La MRC Brome-Missisquoi... (Archives La Voix de l'Est)

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Compost ou biométhanisation? Les deux? La MRC Brome-Missisquoi mandatera une firme pour l'aider à faire un choix pour revaloriser ses matières organiques.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) La MRC Brome-Missisquoi ne sait toujours pas comment elle revalorisera les matières organiques produites par ses citoyens. Elle fera appel à une firme spécialisée pour la guider dans son choix.

Les matières organiques seront-elles revalorisées en les transformant en compost? Seront-elles plutôt traitées par biométhanisation pour produire du gaz méthane? Les deux options seront-elles retenues? L'étude proposera des pistes de solutions, explique Valérie Nantais-Martin, coordonnatrice en environnement à la MRC. «On veut savoir si les matières peuvent être revalorisées ici ? Et si oui, comment on peut le faire? On veut connaître toutes les possibilités.»

Un comité technique, sur lequel siégeront des représentants de la MRC et de la Régie intermunicipale d'élimination des matières résiduelles de Brome-Missisquoi, dressera les paramètres de l'étude. Le directeur des services administratifs de la Ville de Bromont, Richard Joyal, sera membre du comité. Rappelons que la municipalité a lancé au printemps un service de collecte des matières organiques. Elle est la seule de 21 municipalités de la MRC à offrir un service de bac brun.

Le rapport du comité technique sera remis au comité de gestion des matières résiduelles de la MRC puis au conseil des maires pour approbation. «Ça va être assez ciblé. On ne veut pas d'une étude qui s'éparpille», souligne Mme Nantais-Martin. Elle est d'avis que l'appel d'offres pourrait être lancé en début d'année.

Celui-ci pourrait cependant être retardé. En entrevue hier, la directrice générale de la Régie intermunicipale, Carole Lebel, a indiqué que l'organisme ne pourrait prendre part au comité avant d'avoir complété son plan stratégique. Il s'agit en fait des solutions qu'entend privilégier la Régie pour traiter les matières organiques. Le plan devrait être prêt à la fin du mois de novembre, a-t-elle dit. «Nous allons inviter les directions des municipalités et de la MRC pour leur présenter notre plan. On veut travailler avec elles», a-t-elle indiqué.

La Régie, propriété des villes de Bedford, Cowansville, Dunham et Farnham, s'interroge depuis quelques années à savoir comment revaloriser les matières organiques. Elle lorgnait jadis vers une usine de tricompostage. Puis elle a indiqué une préférence pour une usine de biométhanisation. Pour plusieurs raisons, ces projets n'ont jamais abouti: leur financement exigeait des montants d'argent considérables et les volumes de matières nécessaires pour maximiser le rendement des usines étaient trop importants. Sur ce point, les volumes produits dans les municipalités de la MRC étaient insuffisants et les démarches pour inciter des municipalités d'autres MRC à envoyer leurs matières organiques ont été sans succès.

Offre de partenariat

La MRC cherche également des solutions pour ses matières organiques. En juin, elle a reçu des représentants de la Société d'économie mixte de l'est de la couronne sud pour discuter de la question. Cette organisation ouvrira à Varennes en 2017 une usine de traitement des matières organiques par biométhanisation pour desservir les 13 municipalités de la MRC de La Vallée-du-Richelieu. La SÉMEC est à la recherche de partenaires municipaux pour augmenter le volume de matières à sa future usine.

Le conseil des maires de la MRC a finalement refusé en septembre l'offre de partenariat de la SÉMEC. Selon nos informations, en plus d'acheminer ses matières organiques à Varennes, l'entente soumise à la MRC prévoyait qu'elle participe financièrement à l'ensemble du projet.

Les municipalités ont jusqu'au 1er janvier 2020 pour revaloriser leurs matières organiques, selon une nouvelle exigence gouvernementale. Elles ne pourront plus les enfouir comme c'est le cas présentement.

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