Granby: le siège vacant de conseiller convoité

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Le sièege de conseiller municipal que laissera vacant Pierre Breton est déjà convoité.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Les détails ne sont pas encore connus. Mais la perspective d'une élection partielle à la Ville de Granby pour combler le siège laissé vacant par l'élection de Pierre Breton à titre de député de Shefford suscite déjà beaucoup d'intérêt. Au moins deux ex-conseillers municipaux sont prêts à repartir en campagne électorale. Deux nouveaux venus ont aussi confirmé réfléchir à faire le saut en politique.

Les ex-conseillers Éliette Jenneau et Guy Gaudord n'ont pas caché hier leur désir de réintégrer la table du conseil. Mme Jenneau, qui briguait la mairie en 2013 après avoir été conseillère durant six ans à la Ville, n'attend en fait que le déclenchement officiel de l'élection pour se procurer son bulletin de candidature. «J'ai de l'expérience. Et un point de vue féminin ne fera pas de tort au boys club masculin», a-t-elle lancé en faisant allusion à l'absence de femmes au sein du conseil.

Guy Gaudord, défait en 2013 par Éric Duchesneau, dit avoir encore un intérêt très marqué pour la politique municipale. Il confirme être en «réflexion». La date des élections pourrait influencer sa décision, dit-il, si elle coïncide durant une période de production intense de son entreprise. «C'est le gros temps des campagnes de financement», fait valoir le propriétaire de Gédé Bonbons.

Nouveaux venus

Sinon, de nouveaux visages pourraient apparaître dans le paysage politique. C'est le cas de Manon St-Louis, qui a été l'agente officielle de Pierre Breton, lors de la dernière élection municipale en 2013. «Je suis très intéressée. Mais je veux d'abord en parler avec mes enfants parce que ça les touche aussi», a-t-elle déclaré hier.

Celle-ci connaît déjà bien le district trois puisqu'elle y réside, a-t-elle fait valoir. Aussi, elle n'en est pas à sa première implication, car elle a également été commissaire scolaire à Val-des-Cerfs durant sept ans.

Autre intéressé: le courtier immobilier, Nicolas Forand. «C'est quelque chose que j'ai pensé faire. Est-ce que ça me tente encore? Je ne le sais pas. (...) La réflexion est en cours», a affirmé M. Forand.

Ce dernier affirme que l'identité des autres candidats pourrait influencer sa décision. «Si quelqu'un a plus d'expérience que moi, ça m'intéresserait peut-être plus ou moins», dit-il. Malgré tout, Nicolas Forand «croit qu'il pourrait être un plus pour la Ville de Granby».

Deux autres noms de candidats potentiels à l'élection partielle ont également circulé jusqu'à La Voix de l'Est hier. Mais il a été impossible de confirmer leur intérêt ou non.

Une élection partielle à Granby

L'élection de Pierre Breton comme député de Shefford entraînera une élection partielle à la Ville de Granby pour combler le siège qu'il occupait à la table du conseil municipal depuis 10 ans. La date de ce rendez-vous électoral pour les résidants du district trois pourrait être connue le 2 novembre prochain, a laissé savoir hier la directrice des services juridiques à la Ville, Catherine Bouchard.

D'ici là, quelques formalités doivent être remplies, a expliqué Me Bouchard. Elle devra notamment déposer un avis de vacances au conseil municipal pour le poste à pourvoir. «Et je peux le faire lorsqu'il y a entrée en fonction. Je dois donc d'abord finaliser l'aspect de l'entrée en fonction. Je crois que c'est au moment de l'assermentation. J'essaie de voir quelle sera cette date», a souligné Catherine Bouchard.

Cette dernière affirme que certains scénarios ont néanmoins déjà été envisagés pour la tenue de l'élection partielle. Mais, pour l'heure, il est trop tôt pour préciser si l'exercice démocratique se déroulera d'ici la fin de l'année ou au début de 2016. En principe, l'élection doit être tenue au plus tard dans les quatre mois suivant le dépôt de l'avis de vacances.

Chose certaine, il est impossible, selon la Loi électorale qui régit les municipalités, pour une personne de cumuler les fonctions, soit d'être à la fois conseiller municipal et député, souligne la directrice des services juridiques.

Une élection partielle dans un district peut engendrer des coûts estimés entre 30 000$ et 50 000$, selon Catherine Bouchard.

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