Le NPD devra se remettre en question

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Le chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, a passé la journée à appeler les membres de son équipe pour les remercier du travail accompli.

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Le processus de remise en question s'amorce au sein des membres du NPD après l'effondrement surprenant survenu lors de l'élection fédérale, lundi.

Les dirigeants du parti affirment avoir vu venir le train de la campagne de Justin Trudeau il y a un mois, mais plusieurs personnes près du pouvoir refusaient de croire qu'il était réel.

Pire encore, les membres du NPD affirment qu'ils n'ont pas encore totalement réalisé l'ampleur des pertes alors que quelques-unes des vedettes du parti ont été battues et qu'ils font face à un long et douloureux processus de reconstruction.

Plusieurs députés importants, dont la leader adjointe Megan Leslie, Peter Stoffer, Jack Harris, Paul Dewar, Nycole Turmel et Peggy Nash, ont subi la défaite.

Le chef Thomas Mulcair a passé la journée à appeler les membres de son équipe - élus et défaits - pour les remercier du travail accompli.

La question dans l'esprit de plusieurs est de savoir si M. Mulcair demeurera en poste pour guider un caucus réduit à 44 députés, surtout quand quelques personnes se demandent s'il n'a pas lui-même coulé le parti en tentant de l'amener plus au centre afin de charmer de nouveaux électeurs.

Robin Sears, qui a déjà été le directeur national du NPD, affirme que le parti n'est pas enclin à congédier ses chefs.

«Premièrement, vous investissez beaucoup dans l'étiquette du chef, a déclaré M. Sears. Même si les choses ont été difficiles le soir de l'élection, pourquoi faudrait-il considérer cette option immédiatement?»

Doit-on «tuer le roi»?

«Deuxièmement, les courses à la chefferie qui suivent une élection ne sont jamais plaisantes. Elles divisent toujours. Pourquoi faire ça si vous n'en avez pas besoin?»

M. Sears dit qu'il a toujours été «assez déconcerté par l'enthousiasme des autres partis politiques à tuer le roi» tout de suite après une défaite.

«Ça a tellement de conséquences négatives», a-t-il déploré.

Il reste à voir à quel point le blâme sera jeté sur M. Mulcair après que le parti eut glissé de la première place dans les sondages en début de campagne à la troisième, le soir de l'élection.

Le professeur de sciences politiques à l'Université McMaster Peter Graefe n'anticipe pas beaucoup de changements à la tête du parti pendant au moins quelques mois, alors que le NPD évaluera sa situation financière à la suite de la campagne.

«Je présume que la stratégie principale, peu importe s'il reste ou non, est de trouver un moyen de mettre de l'ordre dans les finances du parti comparativement au fait de mener une course à la chefferie, qui en demande beaucoup au parti, a expliqué M. Graefe.

«Je crois qu'à court terme, les gens vont laisser la poussière retomber. Je crois qu'à ce point, la question sera de savoir s'il y aura une sorte de mutinerie.»

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