Élections : le Québec avantagé, selon Couillard

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Les résultats de l'élection fédérale placent le Québec en position de force au sein de la fédération canadienne, a déclaré mardi le premier ministre Philippe Couillard.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Les résultats de l'élection fédérale placent le Québec en position de force au sein de la fédération canadienne, a déclaré mardi le premier ministre Philippe Couillard.

M. Couillard a relevé que les électeurs québécois se sont prononcés à près de 80 % en faveur de partis fédéralistes, lors du scrutin qui a permis aux libéraux fédéraux d'obtenir une majorité.

«La position de force du Québec provient, oui, de l'élection du gouvernement, a-t-il dit. Regardez aujourd'hui la carte politique québécoise, il y a un noyau très fort de représentation des trois grands partis au Québec. Bien sûr, le Parti libéral, qui a reçu le mandat majoritaire, mais également le Parti conservateur, également le Nouveau Parti démocratique.»

Malgré l'intention de M. Trudeau de faire trois années de déficits, M. Couillard s'est montré confiant mardi que ses demandes financières concernant le déplafonnement de la péréquation et un nouveau calcul des transferts en santé seront entendues.

«Je ne crois pas, compte tenu de la taille de l'économie canadienne et du niveau d'endettement du gouvernement canadien par rapport au nôtre et celui d'autres provinces, qu'il y ait un problème à faire les deux ensemble», a-t-il dit.

Par ailleurs, a expliqué le premier ministre, les résultats du Bloc québécois, qui a fait élire 10 députés, montrent une fois de plus le lent déclin de l'option souverainiste.

Lors d'une conférence de presse, M. Couillard a relevé que l'arrivée de M. Trudeau marque un changement de génération et de ton.

«Pourquoi le Québec est en position de force? Parce que la grande majorité des Québécois, près de 80 % de l'électorat, s'est prononcé pour un parti politique qui croit que le Québec doit davantage progresser à l'intérieur de la fédération canadienne, et notamment la jeunesse, a-t-il dit. On voit que la jeunesse n'est plus là où elle était à l'époque des années 1970, 1980, la jeunesse est tournée vers l'avenir, vers des enjeux comme les changements climatiques.»

Le premier ministre a souligné qu'il voit d'un bon oeil les positions libérales sur les changements climatiques, à quelques semaines d'un sommet international à Paris.

Par contre, concernant les demandes constitutionnelles du Québec, M. Couillard a affirmé que l'arrivée des libéraux au pouvoir ne changera pas la position de son gouvernement, qui n'a pas l'intention d'amorcer de négociations constitutionnelles.

«S'il y avait un appel à des conversations constitutionnelles venant d'autres constituants du Canada, par exemple les Premières Nations, ou d'autres provinces, ou d'autres enjeux, on n'y participera que si et seulement si les enjeux québécois y sont, a-t-il dit. Donc, ça ne change rien à notre position.»

Bloc : PKP minimise l'impact

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a minimisé l'impact du résultat du Bloc québécois sur le mouvement souverainiste.

M. Péladeau, qui a activement fait campagne avec le chef bloquiste Gilles Duceppe, a estimé que la vague libérale témoigne du ras-le-bol envers les conservateurs.

«J'ai rencontré des souverainistes qui m'ont dit qu'ils allaient voter libéral, d'autres également néo-démocrate, parce que leur volonté était vraiment de congédier le gouvernement de M. Harper», a-t-il dit.

Le chef caquiste François Legault a livré une analyse préliminaire en attendant d'exposer, mercredi, «les impacts majeurs de cette élection sur les nationalistes québécois, sur la question nationale».

M. Legault a souligné que le Bloc a reçu 19 % des suffrages, comparativement à 23 % à l'élection précédente, qui lui avait donné quatre députés.

«C'est certain que c'est un recul pour le mouvement souverainiste, mais je vais vous en parler davantage (mercredi)», a-t-il dit.

La députée Françoise David, de Québec solidaire, a affirmé que les électeurs souhaitaient se débarrasser du gouvernement de Stephen Harper.

«Tellement de gens m'en ont parlé ces derniers jours, on ne voulait plus de ce gouvernement autocratique, despote, qui muselle les intellectuels et les scientifiques», a-t-elle dit.

Selon Mme David, l'élection des libéraux montre que l'enjeu du niqab lors des cérémonies d'assermentation des nouveaux citoyens n'a pas compté dans le vote des électeurs.

«M. Trudeau avait là-dessus la même position que M. Mulcair, a-t-elle dit. M. Trudeau gagne l'élection haut la main, y compris au Québec. Je trouve que ça devrait nous faire réfléchir, ça, tout le monde.»

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