Duceppe se prononcera sur son avenir jeudi

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Le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe n'a pas réussi à reprendre son siège dans Laurier-Sainte-Marie.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Gilles Duceppe ne fera connaître ses intentions quant à son avenir comme chef du Bloc québécois qu'après en avoir discuté avec l'ensemble des candidats et les instances du parti, jeudi.

Au lendemain d'une élection décevante pour le Bloc québécois et pour son chef - qui n'a pas réussi à reprendre son siège dans Laurier-Sainte-Marie -, M. Duceppe n'a pas voulu dire si sa décision était déjà prise, affirmant vouloir d'abord en discuter avec ses troupes.

«Les résultats ne sont pas à la hauteur», a-t-il concédé, mardi, en conférence de presse, à la permanence de la formation politique, à Montréal.

Au cours du marathon électoral de 78 jours, M. Duceppe avait clairement exprimé le souhait d'envoyer au moins 12 députés aux Communes, pour récupérer le statut de parti officiel, qui s'accompagne entre autres de budgets.

En dépit de l'élection de 10 candidats, le parti n'a récolté que 19,3 % des suffrages, soit la pire performance d'un parti souverainiste au Québec depuis 1970 en tenant compte des élections fédérales et provinciales.

M. Duceppe a néanmoins rejeté du revers de la main les questions suggérant l'effritement du mouvement souverainiste, attribuant ce résultat décevant à une division du vote et à un désir de changement.

«Les gens voulaient se débarrasser (de Stephen Harper), a rétorqué le chef bloquiste. La question du vote stratégique était là dès le départ. Elle a essentiellement changé de porteur de ballon (des néo-démocrates aux libéraux).»

Sur une note plus positive, il a soutenu avoir été en mesure de redresser le parti depuis la débâcle de 2011, où le Bloc n'avait récolté qu'un maigre quatre sièges.

«Notre parti sort de cette élection sans dettes et avec une organisation bien implantée dans toutes les régions», a affirmé M. Duceppe.

Du «travail à faire»

L'homme de 68 ans sorti de sa retraite en juin dernier a toutefois reconnu qu'il y avait un «défi» et du «travail à faire» pour redonner un élan à la souveraineté, refilant essentiellement la tâche au chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.

M. Duceppe a toutefois pris soin d'ajouter qu'en plus du Bloc, Québec solidaire et Option nationale sauront mettre l'épaule à la roue pour faire converger les forces indépendantiste.

Il en a profité pour décocher une flèche au premier ministre du Québec, Philippe Couillard, qui avait estimé plus tôt que la performance du Bloc québécois confirmait une fois de plus le lent déclin de l'option indépendantiste.

«Je ferais attention au triomphalisme de M. Couillard, a nuancé le chef bloquiste. J'ai remarqué un enthousiasme renouvelé chez les militants dans toutes les régions. Je ne pense pas qu'il y a un grand emballement pour le fédéralisme.»

Lundi, après avoir été réélu pour une dixième fois de suite, le doyen bloquiste Louis Plamondon avait exprimé le souhait de voir Gilles Duceppe rester aux commandes de la formation souverainiste.

Le représentant de la circonscription de Bécancour-Nicolet-Saurel avait évoqué un scénario dans lequel M. Duceppe pourrait se présenter quelques jours par semaine à Ottawa afin d'appuyer les députés élus.

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