Jouer pour trouver des solutions

«Au début, on se dit que ça doit... (Julie Catudal)

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«Au début, on se dit que ça doit être facile de couper, mais ce n'est pas vrai. Au final, ce sont les besoins primaires qui écopent, comme la nourriture» , déplore Nicolas Luppens.

Julie Catudal

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La pauvreté est loin d'être une partie de plaisir. Pourtant, le Groupe actions solutions pauvreté (GASP) a voulu porter une réflexion sur la pauvreté grâce au jeu «Sur la corde raide» hier, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté.

Que feriez-vous pour arriver à la fin de votre mois si vous étiez Pierre, 32 ans, atteint de problèmes de santé mentale, vivant seul sans contact avec sa famille et prestataire d'une aide sociale de 971$ par mois? Et qu'en plus, durant ce mois-ci, de nombreuses malchances surviennent, coupant votre budget de moitié? Voilà le but du jeu, conçu par le Collectif pour un Québec sans pauvreté: «réussir à comprendre dans quelle détresse peuvent vivre les gens en situation de pauvreté», explique Nicolas Luppens, coordonnateur du GASP.

Au début du jeu, chaque participant se voit remettre l'identité fictive d'une personne à faible revenu. À chaque tour, la personne doit brasser le dé. Si le cube tombe sur un chiffre impair... un impair arrive dans la vie de cette personne. Cette dernière doit donc trouver un moyen pour pouvoir subvenir à ces besoins et arriver à tout payer.

«Au début, on se dit que ça doit être facile de couper, mais ce n'est pas vrai. Au final, ce sont les besoins primaires qui écopent, comme la nourriture», déplore Nicolas Luppens.

Une idée qui vient souvent en tête: demander de l'aide. «Dans la réalité, c'est plus difficile. Les gens en situation de pauvreté doivent piler sur leur orgueil en allant chercher de l'aide et ce n'est pas tout le monde qui le fait», explique-t-il.

«Être une personne à faible revenu, c'est énergivore et angoissant. Ils ont toujours le souci d'arriver à la fin de leur mois et prévoient leurs dépenses afin de s'assurer qu'ils peuvent se payer les choses», souligne le coordonnateur du GASP.

Ce sont des étudiants de l'école J.-H. Leclerc et du Cégep de Granby qui ont participé au jeu. «C'est une bonne chose, car souvent les jeunes ont des préjugés. Ça peut leur ouvrir les yeux sur la réalité et leur faire comprendre l'importance de se faire un budget, par exemple», croit Nicola Luppens.

Grâce aux échanges, le jeu «Sur la corde raide» permettra au GASP de trouver de nouvelles idées pour venir en aide aux personnes en situation de pauvreté.

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