De passage à Granby: Duceppe prend deux engagements

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Alors que s'amorce la dernière ligne droite avant le scrutin, le chef du Bloc québécois a fait un arrêt à Granby, mardi. Au cours de son allocution dans le bureau de circonscription de Shefford, Gilles Duceppe s'est entre autres engagé à proposer un amendement à la loi électorale limitant à 49 jours la durée d'une future campagne. Le dépôt d'un projet de loi pour «éviter l'usage abusif des questions de confiance» est aussi dans les cartons.

«On est au 73e jour de cette campagne. On aura eu le temps de faire deux campagnes complètes. Pour les contribuables, c'est clairement excessif. Stephen Harper a pris une décision qui va coûter au moins 100 M$», a indiqué d'entrée de jeu Gilles Duceppe devant des dizaines de militants, invitant les électeurs «à se le rappeler et à lui en faire payer le prix politique».

Question d'éviter les «marathons électoraux», le chef bloquiste veut faire en sorte que les campagnes n'excèdent pas 49 jours. M. Duceppe souhaite aussi réduire le plafond des dépenses des partis admissibles à un remboursement. «Nous pourrons ainsi économiser des millions de dollars d'argent public», a-t-il mentionné, conviant ses homologues à emboîter le pas.

«Psychodrames»

Selon le chef du Bloc québécois, le prochain gouvernement sera minoritaire. Pour empêcher que les électeurs soient conviés aux urnes à courte échéance après le 19 octobre, M. Duceppe compte «améliorer le processus démocratique» à la Chambre des communes. Pour ce faire, le politicien veut que la notion du «vote de confiance» soit mieux balisée. «Je veux que ce soit le Parlement qui décide si tel ou tel vote remet en cause la confiance envers le gouvernement. Si le gouvernement n'obtient pas l'appui de la majorité des députés, son projet de loi sera défait sans qu'il soit renversé. À moins bien sûr que la Chambre en décide autrement.»

À ce propos, M. Duceppe souhaite déposer un projet de loi pour «éviter les psychodrames périodiques des élections précipitées». «Nous utiliserons la balance du pouvoir pour faire avancer les intérêts du Québec tout en demeurant responsables», a-t-il mentionné. 

Effet boomerang

En point de presse, le chef bloquiste a été mis au fait des propos tenus plus tôt par le chef libéral, Justin Trudeau, qui voterait contre un gouvernement piloté par Stephen Harper à la première occasion. M. Duceppe a donc concédé qu'un gouvernement minoritaire conservateur serait rapidement renversé.

«[M. Trudeau] a dit qu'il n'appuiera pas M. Harper pour former un gouvernement, si ce dernier est minoritaire. M. Mulcair a dit la même chose et moi aussi. C'est clair que M. Harper ne sera pas premier ministre même s'il finissait premier dans le cadre d'un gouvernement minoritaire», a-t-il fait valoir Gilles Duceppe en dépit de l'annonce qu'il venait de faire quelques minutes auparavant.

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