Fusion de brasseurs: peu d'impact pour les petits

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Le directeur général de la brasserie Farnham Ale and Langer, Jean Gadoua, note que les brasseries québécoises de plus grand volume, comme Sleeman Unibroue, Boréale ou encore McAuslan, pourraient connaître plus de remous parce qu'ils sont de plus grands compétiteurs.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) L'accord de principe entre deux géants de la bière est un problème de grands, selon le directeur général de la brasserie Farnham Ale and Lager, Jean Gadoua. Si les microbrasseries comme la sienne subissent des impacts de la transaction, ce sera à court terme, croit-il.

M. Gadoua note que les brasseries québécoises de plus grand volume, comme Sleeman Unibroue, Boréale ou encore McAuslan, pourraient connaître plus de remous parce qu'ils sont de plus grands compétiteurs.

«C'est sûr que ça ne m'enchante pas de voir les géants essayer toutes les combines pour essayer de concurrencer, mais d'un autre côté ce n'est pas nécessairement néfaste. Je ne pense pas que ça va nuire aux petites microbrasseries du Québec. Ça va plutôt nuire aux plus gros. C'est toujours dans la même game. C'est de la bière à volume pas chère et ils s'adressent toujours à une clientèle, tandis que nous avons un produit de plus-value. Ce n'est pas exactement la même clientèle.»

Quant à l'espace sur tablette, le ratio est généralement de 40% de l'espace pour Labatt, 40% pour Molson, et 20% pour les plus petits. Par contre, les détaillants commenceraient à réaliser que la marge de profit est plus importante pour les microbrasseries, ce qui provoque un changement dans le marché. Si un détaillant veut dépasser le ratio de 20% de microbrasseries, il place ces bières ailleurs dans l'épicerie, explique M. Gadoua. Pour la Brasserie Dunham, «ce genre d'entente ne nous affecte en rien, laisse savoir par courriel le directeur général, Sébastien Gagnon. Notre marché local est constitué d'épiceries et de marchands spécialisés en bière de microbrasserie du Québec. Ce genre de détaillant n'ont rien à faire des géants brassicoles de ce monde.»

Un impact malgré tout

Le copropriétaire du Grimoire Steve Dancause estime pour sa part qu'il y aura un impact. Comme les produits de l'industrielle SABMiller sont de gamme de microbrasseries, avec des bières organiques, naturelle et sans agent de conservation, AB InBev irait chercher une clientèle supplémentaire.

«Moi j'ai quand même ma clientèle, dit-il. Ça ne m'inquiète pas, mais il peut y avoir de l'impact pour les autres microbrasseries.»

Quant à l'espace sur les tablettes, l'avenir lui dira de quoi il en retourne. «Ils veulent juste s'introduire pour l'instant en Ontario. Nous aussi on veut s'attaquer plus tard au marché de l'Ontario, avec notre nouvel agrandissement, on va savoir plus ça va être quoi l'impact.»

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