Rouville: le CLD sera avalé par la MRC

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Selon le préfet de la MRC et maire de Richelieu, Jacques Ladouceur, la transition s'effectuera par étapes, de sorte que les services ne devraient pas être touchés dans l'immédiat.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

Les heures du CLD Au Coeur de la Montérégie sont comptées. En début d'année prochaine, l'organisme sera graduellement annexé à la MRC de Rouville, qui prendra alors en charge le développement économique de la région.

Le couperet est tombé lors de la plus récente séance ordinaire du conseil de la MRC, la semaine dernière, après avoir procédé au dépôt de l'étude commandée à la firme Raymond Chabot Grant Thornton. Cette étude, qui a coûté entre 20 000 et 25 000 $, avait pour mandat de réviser la gouvernance de la structure du CLD et de la MRC. Les maires ont ensuite résolu de confier à la MRC les pouvoirs du CLD à compter du 1er janvier prochain.

Comme ailleurs où les centres locaux de développement ont été abolis, on attribue cette décision aux compressions budgétaires imposées par Québec dans le cadre du pacte fiscal. «La nouvelle réalité financière demande de revoir les budgets et de maximiser les ressources humaines et matérielles», indique-t-on dans un communiqué.

Selon le préfet de la MRC et maire de Richelieu, Jacques Ladouceur, la transition s'effectuera par étapes, de sorte que les services ne devraient pas être touchés dans l'immédiat. L'accompagnement aux entrepreneurs sera toujours offert à la population en 2016, soutient-il.

«On va continuer de faire du développement économique et ça va changer graduellement», ajoute M. Ladouceur, également président du conseil d'administration du CLD.

À terme, des choix seront probablement à faire, cependant. «Nos secteurs privilégiés sont le tourisme et l'agrotourisme, l'emphase va être mise là-dessus. L'industriel, on voudrait bien le développer, mais on n'a pas de terrain», illustre le préfet.

Une nouvelle direction générale

Parmi les moments tournants de la transition à venir, notons un changement de garde à la tête de la MRC. «Il y a un genre de bon timing au niveau administratif. Le mandat de Mme Dubois [Susie, la directrice générale du CLD] se termine le 31 décembre. De son côté, M. Marcil [Rosaire, le directeur général de la MRC] nous a fait part qu'il partirait éventuellement à la retraite. Comme on ne veut pas perdre son expertise, il a accepté de demeurer le temps d'une période transitoire pour transférer ses compétences», explique M. Ladouceur.

L'appel de candidatures devrait être lancé mardi ou au cours des prochains jours, et devrait se dérouler jusqu'au 23 octobre. Les responsables espèrent rencontrer une quinzaine de candidats en entrevue, afin de procéder à l'embauche du futur directeur général en décembre ou en janvier prochains.

Cela fait, une période de transition pourra s'amorcer. Celle-ci consistera en une révision des tâches et des mandats de chacun. «Il va y avoir beaucoup de questions. Tout est à revoir. On doit se demander si ça vaut la peine de garder tous les services, si ce qu'on offre est toujours bon et nécessaire, si on peut regrouper certaines choses», précise M. Ladouceur.

Néanmoins, le préfet croit qu'à court terme, aucun emploi n'est menacé. «Je ne pense pas que dans l'immédiat, il y ait un gros remue-ménage, mais c'est certain qu'il y aura du mouvement de personnel, indique-t-il. On a rencontré tous les employés du CLD et de la MRC et on leur a demandé de regarder si toutes leurs tâches sont nécessaires.»

«C'est sûr que l'étude recommande des abolitions de poste, mais on n'a pas les connaissances de la direction générale, alors avant d'appliquer les recommandations en ce sens -là, on va valider avec la future direction générale. On va aussi regarder si on veut avoir plus de services. Qui sait, on va peut-être finir avec une ressource de plus...» ajoute-t-il.

M. Ladouceur prévoit que les bouleversements prendront fin en 2017. «Il y a tellement d'ouvrage que ça va prendre tout 2016 pour compléter la transition», prévoit le maire.

Au moment de publier, il n'avait pas été possible de mettre la main sur une copie de l'étude pour connaître les autres recommandations formulées par la firme.

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