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L'annulation de la coupe de la subvention pour... (Photo Alain Dion)

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L'annulation de la coupe de la subvention pour le transport scolaire dans les écoles privées a suscité des réactions positives chez les directeurs des établissements de Granby. Selon eux, il y a cependant un bémol dans l'annonce du ministre de l'Éducation, François Blais.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) L'annulation de la coupe de la subvention pour le transport scolaire dans les écoles privées a suscité des réactions positives chez les directeurs des établissements de Granby. Selon eux, il y a cependant un bémol dans l'annonce du ministre de l'Éducation, François Blais.

«À priori, c'est une très bonne nouvelle, dit d'emblée Claude Lacroix, directeur général du Collège du Mont-Sacré-Coeur. Ça veut dire que les frais chargés pour le transport pourront demeurer au prix où ils sont plutôt que d'augmenter.»

«C'est certain que c'est une bonne nouvelle dans notre situation, pour les écoles privées, mais je pense que c'est aussi une bonne nouvelle pour l'ensemble de la structure scolaire, commente pour sa part le directeur général de l'École secondaire du Verbe Divin, Jean Striganuk. Depuis qu'on nous a annoncé les coupes pour en arriver à zéro, il y a eu beaucoup de travail et de négociation qui ont été fait. C'était clair que les familles étaient les grandes perdantes.»

Puisque les écoles privées s'entendent avec les commissions scolaires pour assurer le transport d'une partie des élèves, les compressions ont aussi des répercussions dans le réseau public.

Devant les frais élevés, expliquent-ils, plusieurs parents ont dû se trouver une alternative, ce qui amène les écoles privées à verser une part moins importante à la commission scolaire.

Prudence

«J'ai toujours fait preuve de prudence, reprend M. Lacroix. Est-ce qu'il a une autre carte dans sa poche?»

Dans un extrait d'une entrevue qu'a accordé M. Blais sur les ondes de Dutrizac, sur le 98,5 FM hier midi, on entend qu'on «ne les [les compressions] a pas enlevées, on les a seulement situées à un autre endroit. Les efforts qu'on a demandé aux écoles privées sont exactement les mêmes, en proportion, de ce qu'on a demandé aux écoles publiques.»

Une déclaration qu'a entendue M. Lacroix et qui le fait s'interroger à savoir où auront lieu les compressions.

«On sait qu'il y a des coupures pour tout le monde, relativise M. Striganuk. Dans tous les ministères, il y a des coupures. Dans notre cas, on a eu une aide pour le transport scolaire, une aide spéciale, qui n'était pas dans la subvention. Québec est allé chercher cet argent-là dans la valeur locative, qui a été coupée de moitié. Je ne pense pas que Québec va injecter de nouveaux dollars.»

Le public n'aura pas plus d'argent

Pour les deux écoles, ce sera comme prendre dans la poche gauche pour remettre dans la droite. «Quand on coupe trop au privé, ça fait en sorte que les gens quittent et s'en vont au public, plaide M. Lacroix. Si le gouvernement donne 60 % en subvention pour un élève qui va au privé et qu'il s'en va au public, il faudra le subventionner à 100 %. C'est un faux calcul de penser que le public va avoir plus d'argent.»

Chose certaine, le maintien des derniers 11 M$ dans la subvention au transport scolaire permettra aux parents de souffler un peu.

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