Une modernisation de 2,2 millions $ pour la bibliothèque de Granby

Les plans préliminaires réalisés par l'architecte Caroline Denommée... (illustration fournie par la Ville de Granby)

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Les plans préliminaires réalisés par l'architecte Caroline Denommée présentent une façade vitrée qui permet à la lumière d'entrer dans la bibliothèque.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Projet attendu par plusieurs, la bibliothèque municipale Paul-O.-Trépanier sera modernisée. Le conseil municipal de Granby a accepté lundi soir d'investir 2,2 millions $ en 2016 pour revamper, améliorer et réaménager l'endroit.

Si la précédente administration municipale a étudié l'opportunité de déménager la bibliothèque dans l'église Notre-Dame, l'actuel conseil a abandonné l'idée de la relocaliser et a plutôt décidé de la rénover.

«On s'en va vers la modernité. On va redéfinir la bibliothèque. On va agrandir par en dedans. On va vers quelque chose qui n'a pas été fait ailleurs», a déclaré le maire Pascal Bonin.

Selon le sommaire décisionnel transmis aux élus dont les médias ont obtenu copie, la nouvelle bibliothèque empruntera un nouveau visage alors que la façade sera revue de façon à laisser pénétrer plus de lumière à l'intérieur. Pour y arriver, il a été suggéré par l'architecte granbyenne Caroline Denommée de relocaliser le bloc sanitaire en façade afin de remplacer les murs opaques par des sections de murs vitrés qui créeront un effet de cube de verre.

Lundi, les élus ont donné le feu vert afin que le processus d'appel d'offres pour les services professionnels soit lancé.

Nouvelles technologies

À l'intérieur de la bibliothèque, il est proposé de réaménager les lieux pour répondre aux différents besoins de la clientèle avec des zones enfants, ados, adultes et une zone calme.

Les nouvelles technologies seront par ailleurs mises à profit puisqu'il est envisagé d'effectuer sur place le prêt de tablettes numériques, d'y implanter des bornes auto-prêt, de même qu'une chute intelligente pour le retour des livres afin d'améliorer la rapidité du service.

Selon le sommaire décisionnel, le nombre de postes informatiques passera de sept à 12. Le nombre de places assises grimpera aussi de 84 à 125. Les quatre postes de consultation actuels seront dotés de mini-imprimantes et répartis près des collections après la modernisation.

La collection de livres fera aussi l'objet d'une nouvelle orientation. «Elle sera élaguée, a expliqué hier le conseiller municipal responsable des dossiers culturels, Serges Ruel. Certains documents qui circulent moins seront entreposés aux fins d'archivage. Mais ils seront toujours disponibles sur demande. On veut avoir un usage plus fonctionnel du rayonnage. Actuellement, c'est difficile de se déplacer entre les rayons.»

De nouvelles modalités seront par ailleurs mises en place pour développer la bibliothèque «hors les murs» par le biais de partenariats avec le milieu, d'un service de prêts à domicile, de dépôts à différents lieux, des boîtes estivales des livres de passages et de celles d'à-lire retour, près des abribus.

Plus aux normes

La réalisation des travaux de modernisation des lieux entraînera cependant la fermeture de la bibliothèque de juin à octobre 2016. Une étude est en cours pour l'ouverture d'un point de service temporaire qui permettrait l'accès à des postes informatiques, la consultation sur place de journaux et de revues, le service de carte-loisirs et le retour de documents, est-il précisé dans le sommaire décisionnel.

Bémol important: la rénovation de la bibliothèque ne se traduira toutefois pas par une augmentation du nombre de cases de stationnement de jour, sur semaine. Le problème est moins criant les soirs et les fins de semaine puisque le stationnement des employés municipaux est disponible.

«On a là une solution alternative qui va nous permettre à moyen terme de pallier au problème. Mais il va toujours y avoir un problème de stationnement et de capacité d'accueil», dit Serges Ruel.

«Je rêvais d'un projet plus grand. Mais ce projet de modernisation me plaît bien. Ça devient un lieu de rencontre, un lieu public. Je n'ai pas de problème à l'appuyer. Nous en avons grandement besoin», a renchéri Jean-Luc Nappert.

La bibliothèque actuelle ne répond plus aux normes depuis longtemps. Selon les lignes de références pour les bibliothèques publiques québécoises, la superficie du bâtiment pour une population de 50 000 à 99 000 habitants devrait être de 2845 à 5880 mètres carrés, alors qu'elle n'a que 1351 mètres carrés. «On est encore loin des normes. Mais on va répondre aux besoins actuels», dit M. Ruel.

La bibliothèque municipale loge au 11 rue Dufferin depuis 1985. Elle a déménagé à trois reprises au cours des quatre décennies précédentes. Elle s'est tour à tour trouvée à l'hôtel de ville, à l'ancien bureau de poste et au sous-sol de l'église Sainte-Famille entre 1942 et 1985.    

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