Camping Granby : feu vert à l'ajout de 35 sites

Le dossier du Camping Granby a fait courir... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Le dossier du Camping Granby a fait courir les foules hier soir à la séance du conseil municipal de Granby.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le dossier du Camping Granby a fait courir les foules hier soir à l'hôtel de ville de Granby. C'est devant une salle bondée autant de campeurs qui séjournent au camping que de résidants du voisinage inquiets par les projets d'expansion de l'endroit que le conseil municipal a permis l'aménagement de 35 sites supplémentaires dans une bande tampon, qui a été au coeur d'un long litige.

Parmi les conditions imposées hier à Camping Granby dans le cadre de sa demande d'usage conditionnel: seuls des foyers au gaz propane seront permis pour ces 35 nouveaux sites, qui bénéficieront des services d'eau et d'électricité. Aussi, aucun aménagement ne devra être fait ou conservé à moins de 20 mètres de la zone résidentielle.

La décision n'a cependant pas soulevé l'enthousiasme des résidants du secteur de la rue Lemieux, rassemblés d'un côté de la salle, alors que les partisans du camping se tenaient de l'autre côté.

«On a l'impression de s'être fait passer un gros sapin», a laissé tomber Louis Montpellier de la rue Lemieux, affirmant qu'il ne s'attendait pas à ce genre de dénouement. Certains détails n'avaient pas été évoqués dans les discussions que les résidants ont eu avec l'administration municipale, a-t-il laissé entendre.

«Il n'y a pas plus de feux de foyer et vous vouliez conserver la nature», a fait valoir le maire, Pascal Bonin.

La semaine dernière, une cinquantaine de résidants du voisinage de la rue Lemieux se sont mobilisés pour la qualité de vie de leur quartier. Ils en ont surtout contre la fumée des feux de camp des campeurs et le bruit.

Pas unanime

Le sujet ne divise pas que les citoyens: les élus aussi. Trois conseillers municipaux, Michel Mailhot, Serges Ruel et Jean-Luc Nappert, se sont opposés à cette décision. D'entrée de jeu, au début de la séance du conseil municipal, Michel Mailhot a demandé à ce que le point soit retiré de l'ordre du jour. Mais sa demande a été rejetée par une majorité de conseillers.

La décision est précipitée, a affirmé M. Mailhot pour justifier sa demande. «Ça dure depuis 14 ans et vous trouvez ça précipité», a rétorqué le maire.

«Il y avait une bande de protection de 66 mètres. C'était réglé et accepté. Il y avait un jugement. Et on revient là-dessus», a insisté Michel Mailhot en faisant allusion à un jugement de la Cour supérieure rendu en 2009.

Ce à quoi Pascal Bonin a rappelé que la bande tampon de 66 mètres, en bordure de la zone résidentielle, est cependant sujette à des usages conditionnels, dont les activités doivent être approuvées par le conseil municipal. Ce qui a été fait hier. «Le point le plus important des citoyens était les feux de camp. Ils ont été écoutés et respectés», a réitéré le maire.

«Ce qui me déçoit, c'est que c'est [une demande] d'usage conditionnel et on accorde un camping. Ce sont des sites complets», a pour sa part déclaré le conseiller Serges Ruel. «On vient de remettre en question un jugement payé par l'ensemble des citoyens», a-t-il dit sous les applaudissements des résidants de la rue Lemieux.

Séance animée

Jean-Luc Nappert croit de son côté qu'il aurait été «sage et avisé de laisser un peu de temps aux dernières négociations». Un commentaire qui a suscité des murmures de désapprobation du côté des campeurs qui fréquentent le Camping Granby.

«Il aurait été préférable d'y aller avec une bande de protection de 33 mètres», a ajouté M. Nappert, suscitant cette fois-ci les applaudissements des résidants de la rue Lemieux.

À la fin de la séance, une résidante de la rue Robitaille, Kathryn Harrington, s'est portée à la défense du camping, affirmant n'avoir jamais été incommodée par la fumée. «Les vents dominants ne soufflent pas dans sa direction», a rétorqué Wolfgang Prigge qui, lui, habite la rue Lemieux.

«Ce n'est pas un caprice. C'est prouvé que la fumée, c'est dangereux pour la santé. (...) On va prendre des mesures (de monoxyde de carbone) et on ne se laissera pas emboucaner», a-t-il laissé tomber.

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