Projet d'autopartage à Bromont : la Ville autorise l'achat de deux véhicules électriques

La Nissan Leaf est l'une des deux options... (photo tirée du site du manufacturier)

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La Nissan Leaf est l'une des deux options envisagées par Bromont dans le cadre du projet d'autopartage SauvéR.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Les élus bromontois ont donné leur aval, hier lors de la séance du conseil, à l'acquisition par la Ville de deux véhicules électriques dans le cadre du projet d'autopartage SauvéR. Bromont a deux candidates à motorisation électrique dans sa mire: la Chevrolet Spark (EV) ou la Nissan Leaf. Le projet pilote pourrait prendre son envol dès le printemps 2016.

«Le but du projet d'autopartage, c'est de favoriser le plus possible l'utilisation de véhicules électriques dans notre flotte», avait indiqué à La Voix de l'Est le directeur général, Jean Langevin.

Pour ce faire, la Ville a commencé par inventorier ses véhicules. Selon Bromont, quatre d'entre eux pourraient potentiellement être remplacés. «On a ciblé des Écho et des Yaris (de Toyota). On va commencer avec deux véhicules et ça pourrait se traduire par quelques autres. Si on se base sur notre Plan de développement durable, on a une cible quand même ambitieuse de réduction de 40 % des gaz à effet de serre (GES) d'ici 2030», a mentionné celui qui mène l'initiative en partenariat avec la Fédération canadienne des municipalités (FCM).

Dans la première phase du projet, Bromont avait testé la Mitsubishi I-Miev durant trois semaines. Pour ce faire, la Ville avait déboursé 30 000 $ pour intégrer le programme chapeauté par le bureau d'experts-conseils YHC Environnement. Le Fonds municipal vert absorbera la moitié de la facture. Outre Bromont, Nicolet, Amqui, Rivière-du-Loup, Témiscouata-sur-le-Lac, Deux-Montagnes et Plessisville font partie du groupe restreint de localités participantes.

En emboîtant le pas au projet pilote, la Ville devra ajouter des bornes de recharge sur son territoire. «On vise l'implantation de deux bornes privées. Il y en aurait une à l'hôtel de ville puis une probablement sur le terrain du centre culturel», a précisé M. Langevin.

Rayonnement

La notion de rayonnement est aussi au coeur du projet. Question d'optimiser l'utilisation de voitures électriques sur son territoire, la Ville entend mettre ses véhicules verts à la disposition d'organismes locaux. La plateforme d'échange prendrait forme sur Internet.

«Les véhicules électriques pourraient être offerts selon des ententes monnayables en partie, a précisé le directeur général. Selon les plages horaires disponibles, on a lancé des coups de sonde auprès de l'Office d'habitation et de la Maison Au Diapason. On a aussi approché le Musée du chocolat, qui a déjà une borne publique [de recharge]. Le centre de dépannage a également été consulté.»

Options

La Ville envisage notamment l'achat de voitures usagées. «On pourrait avoir un avantage pour un lot de Spark (EV) de GM à bas kilométrage pour l'ensemble du groupe», avait fait valoir M. Langevin en juillet. La moitié de la somme globale du projet serait financée par le Fonds municipal vert.

La Nissan Leaf est la seconde option dans les cartons. Les incitatifs gouvernementaux pèseront dans la balance pour départager les deux voitures. En effet, le programme Roulez électrique chapeauté par Québec, en vigueur jusqu'au 31 décembre 2016, offre des subventions à l'achat ou à la location allant de 2000 $ à 8000 $.

Pour être admissibles, les véhicules doivent notamment être neufs et provenir du Canada. De cinq à six mois de livraison sont à prévoir avant de recevoir une auto prête à intégrer le projet pilote. «Le projet clé en main qui nous est offert avoisine 30 000 $ pour deux véhicules tout neufs. Ça inclut aussi l'entretien pendant deux ans et l'installation de bornes de recharge», a expliqué M. Langevin.

Sondage

Outre l'adhésion des employés municipaux et de quelques organismes locaux, le projet d'autopartage pourrait s'élargir aux résidants bromontois. Pour connaître les besoins de ses citoyens en matière de transport, la Ville a donc mandaté YHC Environnement pour sonder les Bromontois. Ceux-ci devaient remplir, de mai à août, des questionnaires sur le site de la municipalité.

Le président de la firme d'experts-conseils, Yves Hennekens, s'est dit «agréablement surpris» de la participation des gens ici. «Le sondage était séparé en deux parties. Une sur l'utilisation des véhicules dans les ménages et l'autre sur les moyens de transport. Cinquante-deux personnes ont rempli le premier questionnaire et 26 ont complété le deuxième. On ne peut pas vraiment dresser un portrait de la situation avec ces données, mais ça donne de très bons indicateurs pour une expansion éventuelle du projet [au grand public]. Disons que c'est assez positif dans l'ensemble à Bromont.»

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