Les coupes sélectives ont profité aux nerpruns bourdaines

Bernard Valiquette, François Leduc, Mario Fortin et René... (photo Alain Dion)

Agrandir

Bernard Valiquette, François Leduc, Mario Fortin et René Marois participent tous à la lutte contre les nerpruns bourdaines au Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin.

photo Alain Dion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Les coupes sélectives effectuées en 2010 au Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin ont favorisé la pousse de nerpruns bourdaines.

«Ça poussé partout où on est passé», soutient Mario Fortin, directeur général du CINLB. «C'est une plante qui se propage très rapidement. Dès qu'il y a une éclaircie, le nerprun en profite et s'installe.»

Le but des coupes était de permettre aux plantations d'épinettes et de pins, mis en terre 20 ans plus tôt, de croître encore plus. L'opération a permis aux arbres restants de poursuivre leur croissance, mais a également ouvert la porte aux nerpruns bourdaines, une espèce envahissante, qui ont investi les surfaces dégagées.

Deux secteurs du CINLB ont été envahis: le boisé qui longe la piste cyclable et la rue Drummond ainsi que le boisé qui borde le début du sentier La Randonnée.

De petites colonies de conifères ont par ailleurs été plantées en 2010 pour atténuer les coupes sélectives. Le résultat est mitigé puisqu'elles peinent à faire leur place, a dit M. Fortin. «Elles n'arrivent pas à prendre le dessus parce que les nerpruns bourdaines poussent plus vite qu'elles et prennent toute la lumière.»

Ces constats ont été rapportés aux consultants forestiers du CINLB, a indiqué M. Fortin. «On leur a demandé s'il ne pouvait pas mettre des étudiants à la maîtrise là-dessus, pour voir ce qui peut être fait.»

Les prochaines coupes sélectives au CINLB seront réalisées en 2020, a dit M. Fortin. Les travaux forestiers devront tenir compte des impacts des nerpruns bourdaines, a-t-il ajouté. «On va se fier aux ingénieurs forestiers pour qu'ils trouvent une solution.»

Escouade citoyenne

Les travaux pour éradiquer les nerpruns bourdaines se poursuivront pendant tout le mois d'octobre au CINLB. Une corvée est organisée aujourd'hui en matinée et une autre est prévue lundi, jour de l'Action de Grâce, de 9h à 12h. Il s'agira de la deuxième corvée citoyenne. L'année dernière, une trentaine de bénévoles avaient pris part à l'activité.

Depuis l'année dernière, des bénévoles citoyens, de la compagnie GE et des cadets de l'armée ont consacré 600 heures à des travaux d'arrachage de ces plantes. À cela, il faut ajouter les centaines d'heures investies par les employés du CINLB.

Tous ces efforts ont déjà un impact sur l'écosystème du CINLB, estime René Marois, l'instigateur de la lutte aux nerpruns bourdaines. Il note que certaines espèces d'arbres reprennent du terrain, citant le chêne, l'érable et le cerisier. De jeunes bouleaux jaunes poussent aussi dans le secteur de La Prucheraie.

La lutte au nerprun bourdaine au CINLB est d'autant plus méritoire qu'elle est effectuée sans recours à des pesticides, a fait remarquer Serge Drolet, coordonnateur à l'environnement à la Ville de Granby, lors d'un point de presse hier matin. Il s'est dit impressionné par les résultats.

En réponse à une question d'une citoyenne, M. Drolet a indiqué que les employés municipaux affectés à l'entretien des parcs avaient pour mandat d'arracher les plantes envahissantes.

Aucun travail d'éradication n'est cependant prévu dans les trois grands parcs de la Ville, soit les parcs Terry-Fox, Daniel-Johnson et Miner, a-t-il dit.

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer