Jeux équestres mondiaux de 2018: le manège n'est pas obligatoire

Les Jeux équestres mondiaux, qui doivent se tenir... (photo Julie Catudal)

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Les Jeux équestres mondiaux, qui doivent se tenir à Bromont en 2018, ne nécessitent pas la construction d'un manège, a affirmé Bertrand Lussier, lors de la Matinée branchée de Bromont, se basant sur la règlementation et la réponse d'une dirigeante de la Fédération équestre internationale.

photo Julie Catudal

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Bromont) Le manège équestre n'est pas obligatoire pour tenir les Jeux équestres mondiaux 2018 à Bromont. Les compétitions intérieures, comme le reining et la voltige, peuvent se dérouler sous un toit entouré de murs partiels.

C'est ce qu'a souligné la conseillère Diane Perron samedi, à la Matinée branchée de Bromont, avant qu'un citoyen, Bertrand Lussier, ne questionne la nécessité de construire un tel édifice.

M. Lussier a correspondu avec une dirigeante de la Fédération équestre internationale. Elle lui mentionne que les deux disciplines peuvent se tenir dans une arène dont les côtés ne sont pas totalement fermés. Elle lui a fait également parvenir les dimensions.

Le questionnement initial vient des nombreux désaccords face à l'allure du manège équestre, dont l'esquisse finale n'est toujours pas connue.

«Le manège équestre est un obstacle. Alors je me suis posé la question: pourquoi on a besoin de ce manège-là? , a-t-il lancé. Pour tenir les JEM, Mme Quinlan, on n'a pas besoin d'avoir un manège équestre pour les 50 prochaines années. On a seulement besoin d'une structure couverte.»

La mairesse, Pauline Quinlan, a simplement répondu que la ville avait une vocation équestre depuis sa fondation et qu'il n'existe plus au Québec de structure pour pratiquer l'équitation à l'intérieur.

Marcel Bundock, président de la Société d'agriculture du comté de Shefford (SACS), a aussi répondu aux interrogations de M. Lussier. Ses propos sont sans équivoque.

«Ça a été pensé depuis 10 ans et c'est la seule façon de rentabiliser le site, martèle celui qui est au coeur du projet de bail emphytéotique. En 2006, quand la Ville a demandé à la SACS de s'occuper du site, il n'y avait absolument rien à faire. C'était mieux de le fermer et de permettre la construction des maisons et la perception de taxes. Dès ce moment-là, on s'est dit que ça prenait un manège pour opérer 12 mois par année. Actuellement, on opère quatre mois par année. On nous dirait demain qu'il n'y a pas de jeux, on resterait avec l'idée du manège. Faites-vous en pas, on va revenir, et vous allez en avoir un manège un jour ou l'autre!»

Toujours pas d'esquisses

Mme Quinlan a rapidement fermé la porte ouverte par M. Lussier, mais déjà entrouverte par Diane Perron. «Les Jeux équestres pourraient se tenir quand même, mais j'aimerais avoir le manège», a fait savoir Mme Perron qui se soucie principalement de l'esthétique du bâtiment.

C'est une bâtisse de forme cubique, avec un toit plat, qu'elle et d'autres conseillers ne veulent pas. «Ce qu'on veut, c'est un legs positif.»

Ce soir, les élus se prononceront sur le bail emphytéotique avec la SACS. Mais pour approuver le bail, il faudra répondre à certains critères, assure le conseiller Pierre Distilio. Il a raconté que les négociations sur ce bail durent depuis neuf mois, mais que les élus n'ont pu l'étudier que quelques heures depuis la mi-août, pour le commenter et demander des corrections.

«On ne sait pas quelle bâtisse est retenue, mais on ne voulait pas que la bâtisse qui nous avait été présentée [il y a quelques semaines] soit retenue. Si la bâtisse répond aux demandes des citoyens, on va accepter le bail.»

Il espérait pouvoir voir les esquisses hier, lors d'une rencontre avec les divers intervenants. Mais la directrice des communications du COJEM, Andrée Corriveau, annonce que les esquisses ne sont pas terminées.

«Lorsqu'elles seront terminées, on pourra les rendre publiques. On prévoit faire une séance de présentation publique lorsqu'on aura quelque chose à montrer. Là, on est en plein travail. Il y a des gens autour de la table qui ne sont pas nécessairement satisfaits.»

Deux questions dans la même veine que celle de M. Lussier n'ont pas été répondues, la mairesse passant directement à la prochaine intervention. Un citoyen a demandé si la Ville a un plan d'affaires précis pour les 5 à 10 années suivant les Jeux pour la viabilité du manège.

Comme le manège n'est pas essentiel pour la tenue des Jeux, mais que la SACS en a besoin pour rentabiliser le site sur l'année, «est-ce qu'il y a lieu de se presser pour que le manège soit là pile-poil pour l'événement ou si l'événement peut se dérouler avec une solution temporaire et que le manège continue son développement de son côté?», s'est interrogé ce dernier.

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