L'activité physique avant tout

Plus de 3000 personnes ont pris part hier... (photo Julie Catudal)

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Plus de 3000 personnes ont pris part hier à la neuvième édition du Demi-Marathon de Granby.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Courir en solo, en famille ou en couple, il n'y a pas de mauvaise façon de bouger. C'est ce qu'on comprend lorsque l'on rencontre les coureurs du Demi-Marathon de Granby, qui se tenait hier matin. Tout ce qui importe, c'est de faire de l'activité physique.

Véronique Deschamps était sur la ligne de départ de la course de 2 km avec ses deux enfants, Rosie et Mathis, et son neveu Jérémy. Habituée aux plus longues distances, elle profite de ce genre d'événement pour bouger en famille, simplement pour courir, s'amuser et se tenir en forme.

Le plus grand, Mathis, en était à son quatrième événement de course à pied. Sa soeur et son cousin participaient pour la deuxième fois. Chacun allait à son rythme tout au long du parcours, tandis que Mme Deschamps s'adaptait aux pas du moins rapide pour l'encourager.

Pendant que des coureurs du 5 km se massaient à la ligne de départ, Jérémy Sorel, lui, avait ses écouteurs sur les oreilles, prêt à partir. Le garçon de 11 ans en était à sa troisième épreuve. «Je me sens bien et je performe bien quand je cours.» Et puisqu'il performe, sans grand entraînement, souligne son père Richard, il aime ce sport.

Il n'y a pas d'âge pour courir, vous diront plusieurs coureurs. C'est le cas de Lise Paris, venue de Saint-Hyacinthe pour faire son troisième 5 km de l'été, en compétition. Elle ne court pourtant que depuis un an.

«Je fais ça pour me mettre en forme, pour mon cardio. Ma fille a parti le club de course ADN», explique-t-elle. Inspirée, elle a suivi les pas de sa fille - au repos hier après le marathon du Médoc, en France - et de son petit-fils, qui a fait le 10 km du Demi-Marathon de Granby.

«J'ai commencé avec de la marche. Après ça j'ai commencé le petit trot et les intervalles. La motivation est importante. Au final, tu es beaucoup plus en forme, t'as plus d'énergie. Et quand on fait partie d'un club, on s'encourage.» Celle qui n'était pas du tout en forme avant de courir se donne comme défi de courir 10 km l'an prochain.

Deux autres personnes qui pourraient dire qu'il n'y a pas d'âge pour courir sont André Perras, 62 ans, et François Borduas. Le premier, de Granby, a commencé la course à pied il y a près de vingt ans avec sa femme, encouragés par leurs trois filles qui faisaient du cross-country.  «C'est plaisant de venir à des courses et de voir des familles participer parce que c'est important d'avoir une société en santé», fait-il savoir.

M. Borduas a trouvé le sport qui lui convenait après avoir joué au hockey. Comme le sport d'équipe n'était pas fait pour lui, la course répondait à ses besoins, il y a plus de trente ans. Le Rougemontois a couru son 39e marathon en 2007. «J'aime performer et, en vieillissant, ça demande plus d'entrainement, explique-t-il. Mais je vais m'y remettre!»

Succès

Pour les observateurs, il faisait plutôt frisquet, hier matin. Mais il s'agissait d'une température idéale pour la course. «Ça s'est super bien déroulé. Je suis content, il a fait super beau, il y avait du monde en masse», commente Stéphane Aubin, coorganisateur. On ne rapporte d'ailleurs aucun incident.

Plus de 3000 personnes étaient inscrites au Demi-Marathon de Granby. Il croit que le nombre de participants stagne, mais il demeure satisfait. «Il y a bien des courses qui ont eu des grosses baisses, mais nous on s'est maintenu.»

Il y aurait environ 800 courses annuellement au Québec, selon lui, alors qu'il n'y en avait que 150 lorsque le Demi-Marathon de Granby a vu le jour, il y a neuf ans. Le professionnalisme de l'événement, devenu un incontournable, a fait ses preuves. Pour y arriver, l'équipe pouvait compter hier sur environ 350 bénévoles.

La neuvième édition se termine à peine que l'organisation réfléchit déjà à l'année prochaine. «Ça va être encore plus gros l'année prochaine, annonce-t-il. Ça va être notre dixième et j'ai des gros projets. Je veux faire une grosse fête, de quoi qui va durer longtemps, qui va attirer du monde et faire rouler l'économie. Je veux que ça dure plus qu'une journée. Mais ça dépend toujours des subventions.»

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