Projets du Camping Granby: les résidants du voisinage s'inquiètent

Une cinquantaine de résidants du voisinage du Camping... (photo Catherine Trudeau)

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Une cinquantaine de résidants du voisinage du Camping Granby se sont réunis jeudi soir pour défendre la qualité de vie de leur quartier alors que le Camping Granby projette d'ajouter 35 sites de camping dans une bande tampon, près de la rue Lemieux.

photo Catherine Trudeau

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Les élus de Granby se prononceront lundi sur une demande logée au service d'urbanisme par le Camping Granby pour agrandir l'usage camping. Une situation qui inquiète les résidants du voisinage. Une cinquantaine d'entre eux se sont réunis jeudi soir pour défendre la qualité de vie de leur quartier.

Leur objectif: envoyer un message clair à l'administration municipale. Ils s'opposent à l'ajout de 35 sites de camping dans une bande tampon, au coeur d'un long litige qui a opposé le propriétaire du camping, Philippe Lussier, et la Ville.

«Nous ne sommes pas contre le moteur économique qu'est le camping. Mais nous demandons le respect du caractère résidentiel du quartier», a déclaré l'un des porte-parole du groupe de citoyens, Louis Montpellier.

Ils craignent particulièrement une augmentation de la fumée dégagée par les feux des campeurs, alors qu'ils doivent déjà garder leurs fenêtres fermées les soirs d'été, disent-ils. Les vents dominants soufflent plus souvent qu'autrement dans leur direction, affirment-ils. «On ne peut pas sortir le soir, on est enfumés», lance une résidante du secteur.

Si la demande du Camping Granby devait recevoir l'aval de la Ville, le voisinage, qui a récemment formé le «Comité des citoyens pour la qualité de vie dans notre quartier», a l'intention de se doter d'équipements professionnels pour connaître au quotidien les indices de monoxyde de carbone. «On va mettre les résultats sur un site Internet, parce qu'on ne semble pas être pris au sérieux», affirme un autre voisin qui préfère ne pas être identifié.

Plusieurs rencontres

Il y a plus de deux ans, la Ville a multiplié les démarches pour obliger le proprio du Camping Granby à remettre à l'état naturel cette bande tampon, près de la rue Lemieux, où il y avait des sites de camping.

«Elle était opérée illégalement. Ça a été remis en état. Mais ce qui a été décrété par le juge (de la Cour supérieure en 2009), c'est que la bande tampon est sujette à des usages conditionnels. Pour qu'il y ait des activités, le propriétaire doit obtenir une décision du conseil. Ce n'est pas une bande tampon où il n'y aurait aucune activité», a précisé l'an dernier le directeur général de la Ville, Michel Pinault.

Philippe Lussier souhaite maintenant ajouter des sites dans cette bande, au grand dam du voisinage. L'administration municipale a multiplié les démarches au cours des derniers mois, tant auprès du propriétaire du Camping que des résidants, pour tenter de dénouer l'impasse.

Les citoyens du secteur, qui, outre la rue Lemieux, regroupe les rues Couture, Messier, Robitaille, de même que le projet Haus, affirment y être allés de quelques propositions concernant l'emplacement du chemin et des sites.

Ils ont aussi suggéré que certains sites de camping soient contraints d'utiliser uniquement des foyers au gaz. «Est-ce qu'ils vont tenir compte de nos propositions? On nage un peu dans le vague», déplore Louis Montpellier.

Philippe Lussier a, de son côté, dit hier être curieux de connaître la conclusion du dossier, car, à ses yeux, les citoyens sont mieux informés que lui par la Ville.

«C'est un dossier difficile, laisse tomber le maire, Pascal Bonin. Ça aurait dû être réglé avant. Les deux parties ne sont pas capables d'en arriver à une entente. Le conseil va devoir trancher. Le dossier par lui-même n'aboutira pas. Le politique va le faire aboutir. Mais les citoyens doivent comprendre qu'ils ne peuvent pas faire des demandes d'usage conditionnel sur un terrain qui ne leur appartient pas.»

«Tout n'est pas rose d'un côté et tout n'est pas rose de l'autre. Et probablement que la décision ne fera pas l'affaire ni de l'un ni de l'autre», laisse tomber le maire.

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