Grève des enseignants de Val-des-cerfs aujourd'hui : les parents devront faire avec

«C'est sûr qu'il faut s'arranger, mais on appuie... (photo Alain Dion)

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«C'est sûr qu'il faut s'arranger, mais on appuie les enseignants, on est solidaires et si on pouvait on irait piqueter avec eux», commente Andréanne Desrosiers, venue chercher se deux filles, Alice, 9 ans, et Mathilde, 7 ans.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) La cloche des écoles de la commission scolaire Val-des-Cerfs ne sonnera pas aujourd'hui. Les établissements sur tout le territoire sont fermés pour la journée de grève nationale des enseignants et enseignantes représentés par l'un des huit syndicats de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE). Comme les services de garde ne seront pas ouverts, les parents doivent trouver une solution pour leur progéniture.

Isabelle Charest, responsable des communications à la commission scolaire Val-des-Cerfs, le confirme. «Malheureusement, il n'y a pas de service de garde. On a été contraints à les fermer demain (aujourd'hui), il n'y a pas d'activité. [Les parents] doivent se débrouiller parce qu'on voulait assurer la sécurité des familles.»

Plusieurs parents rencontrés à la sortie des classes de l'école Sainte-Famille, hier, sont eux-mêmes étudiants ou parents à la maison. D'autres peuvent compter sur de la parenté pour la journée de grève. C'est le cas d'André Vachon, qui gardera sa petite-fille, et de Manon Robitaille, qui aura avec elle ses deux petits-enfants.

«Je suis aux études, moi non plus je n'ai pas d'école demain (aujourd'hui), je vais la garder à la maison, laisse savoir Line Lacasse, étudiante au CRIF et maman qui se montre compréhensive de la situation. Je trouve ça plate, dans le sens où les enfants sont privés de beaucoup de choses, surtout des spécialistes, et ma fille m'a dit qu'il y avait des sorties de coupées et qu'il n'y avait pas d'activités comme l'Halloween. [Les enseignants] en ont beaucoup trop pour eux autres.»

Mélissa Lanctôt est aussi étudiante, en plus d'être mère de quatre enfants. Elle garde aujourd'hui ses enfants et quelques autres toute la journée. Si elle a beaucoup de marmaille à la maison, elle se montre solidaire avec les enseignants. «Il y en a d'autres qui ne sont pas capables de trouver une gardienne, dit-elle. Je pense que je vais avoir sept ou huit enfants. Ils en font du travail les professeurs! Ils font bien de faire une grève.»

La situation est semblable pour Sonia Brodeur, qui dépanne d'autres parents. Sa maison grouille de vie, elle aussi, puisqu'elle a en plus ses six enfants à la maison. «Mon plus vieux a 20 ans, et mon plus jeune a 20 mois. [Mon plus vieux] est déjà à la maison, il ne recommence pas l'école avant janvier. Je suis chanceuse, j'ai un helper!», ajoute-t-elle en riant.

«On a quelqu'un de la famille qui va s'occuper des enfants, indique pour sa part Andréanne Desrosiers, venue chercher ses deux filles, Alice, 9 ans, et Mathilde, 7 ans. C'est sûr qu'il faut s'arranger, mais on appuie les enseignants, on est solidaires et si on pouvait on irait piqueter avec eux.»

La majorité des parents rencontrés appuie les moyens de pression des 1400 enseignants représentés par le Syndicat des enseignants et enseignantes de la Haute-Yamaska, affilié à la FAE. Par contre, quelques-uns se sont montrés réfractaires. «C'est complètement ridicule. Ils pourraient faire ça pendant l'été plutôt que pendant l'année scolaire, ils ont assez de congés de même. C'est les enfants qu'ils privent», a lancé l'un de pères présents.

Impacts collatéraux

Les écoles privées de la région ne sont pas touchées par la grève. Par contre, les élèves de ces dernières ressentent tout de même un impact.

Les élèves qui voyagent à bord d'un autobus de la CSVDC doivent se rendre ce matin aux collèges Mont-Sacré-Coeur et Verbe Divin par un autre moyen. Même chose pour le retour à la maison.

«On s'est organisés avec les parents des élèves touchés, souligne le directeur général du collège Mont-Sacré-Coeur, Claude Lacroix. Il n'y aura que les élèves qui sont transportés par les autobus sur le territoire de la commission scolaire qui seront touchés.» Ceux-ci sont au nombre d'environ 180 sur 700 élèves. Pour le reste, ils sont transportés notamment par le transporteur privé, voire même en covoiturage.

«Leur transfert [d'autobus] se fait très souvent dans les cours des écoles publiques, ajoute pour sa part Jean Striganuk, directeur général du Verbe Divin. Pour nous, c'est quelque chose qui est déjà arrivé dans le passé. On s'en doutait fort bien. Ça arrive à l'occasion que notre calendrier scolaire soit différent, ça arrive qu'on ait une journée de classe alors qu'eux n'en ont pas, où on n'a pas de transport. Les gens de Granby réussissent à s'organiser.» Environ 200 des 510 élèves voyagent à bord d'un autobus de la CSVDC.

La journée de grève des 34 000 enseignants de la FAE est une première de trois. Une deuxième journée de grève rotative est prévue entre le 14 et le 30 octobre. La troisième date n'a pas encore été établie par les membres.

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