«Sortir les victimes le plus vite possible»

Une fois par année, les pompiers de Roxton... (photo Alain Dion)

Agrandir

Une fois par année, les pompiers de Roxton Pond/Sainte-Cécile-de-Milton pratiquent les manoeuvres avec les pinces de désincarcération afin de maintenir leurs compétences à jour.

photo Alain Dion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) La cour de récupération de voitures Pièces d'auto LF a été visitée par les pompiers samedi matin à Granby. Non pas pour un incendie, ni un accident, mais plutôt pour un exercice de désincarcération.

Une fois par année, les pompiers de Roxton Pond et de Sainte-Cécile-de-Milton pratiquent les manoeuvres avec les mâchoires de vie afin de maintenir leurs compétences à jour. Depuis l'an dernier, Pièces d'auto LF fournit le matériel nécessaire, soit des voitures, que les pompiers premiers répondants découpent.

Dans la cour, deux vieux véhicules sont chacun entourés par une équipe de travail. Entre eux, une voiture est renversée sur le toit. «Aujourd'hui, les deux manoeuvres qu'on va attaquer sont le soulèvement d'un tableau de bord et un retournement», indique le capitaine à la formation, Sébastien Gaudreault.

«On démystifie les deux. Il y a des occasions où la scène va se prêter à un retournement et à d'autres occasions, ça va être un soulèvement de tableau de bord. On a aussi la stabilisation d'un véhicule sur le toit et pour sortir une victime [prise dans une telle situation], on va pratiquer la manoeuvre en coquille d'huître. Ça consiste à faire une sortie de victime par l'arrière du véhicule en séparant le toit de la voiture. C'est une belle manoeuvre.»

Déjà une dizaine de cas cette année

Roxton Pond a les équipements et la formation nécessaire pour les utiliser depuis un peu plus de 15 ans, bien avant la fusion du service incendie avec Sainte-Cécile-de-Milton. En 2014, les sapeurs ont été appelés une vingtaine de fois sur les lieux d'un accident pour désincarcérer une victime. Cette année, déjà une dizaine de fois.

Malgré ces chiffres, «on n'a pas un service à temps plein. Les gens peuvent passer 2, 3, 4 mois sans toucher aux équipements. C'est important de garder les compétences des pompiers à jour. On ne sait jamais quand ça va arriver. Une journée par année, c'est un minimum. On est tenu par la loi de faire 40 heures de formation par an par individu. On a une pratique par mois, et ce mois-ci, c'est la désincarcération», explique M. Gaudreault.

La formation ne ressemble pas tout à fait à une véritable scène d'accident. D'un côté, le capitaine Gaudreault donne ses instructions, tandis qu'Alain Nicol fait de même de l'autre côté. Mais tout est fait lentement.

Idéalement, lorsqu'il y a une véritable victime, blessée ou non, ils veulent la sortir de sa fâcheuse position en vingt minutes. Mais pour les besoins de la pratique, ils prennent bien leur temps d'exécuter l'opération à la perfection.

«On veut que les pompiers apprennent les bonnes techniques, donc on va lentement, mais des manoeuvres comme ça quand on est dans le feu de l'action, il faut sortir les victimes le plus vite possible», souligne M. Gaudreault.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer