Garantir une eau potable aux générations futures

Stéphane Dion et Denis Paradis ont fait une... (photo Alain Dion)

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Stéphane Dion et Denis Paradis ont fait une tournée à saveur environnementale samedi dans la circonscription de Brome-Missisquoi et se sont arrêtés à la Foire sur l'environnement et l'écohabitation.

photo Alain Dion

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Brome) L'amélioration de la santé du lac Champlain et la protection du lac Memphrémagog ont été évoquées par Denis Paradis, candidat libéral dans Brome-Missisquoi, samedi, alors qu'il était en tournée dans la région avec Stéphane Dion. Ils étaient de passage à la Foire de l'environnement et de l'écohabitation, à Brome, lorsque La Voix de l'Est les a rencontrés.

La journée a commencé à Magog pour les deux politiciens, puisque «toute la ville de Sherbrooke et de Magog boit l'eau du lac Memphrémagog, fait savoir M. Paradis. Il y a un grand danger qui s'en vient parce que les Américains sont en train de doubler la taille du site d'enfouissement situé à côté du lac au Vermont. Il faut composer avec eux, avec le provincial, avec les municipalités. Ça prend tout le monde ensemble pour dire "on protège notre environnement, on protège la qualité de l'eau dans le lac Memphrémagog".»

Ils se sont ensuite dirigés vers Knowlton, puis Brome, en début d'après-midi. Entourés de leur équipe, ils ont terminé la journée à Venise-en-Québec.

«J'étais sur le lac [Champlain] il y a à peu près un mois et demi, ajoute M. Paradis en point de presse, et le lac était de la soupe aux pois, qui ne sentait pas bon, à part de ça. Il faut absolument prendre le taureau par les cornes. Il faut absolument garantir aux générations futures une eau potable. Mon grand souci [justifiant] mon retour en politique s'appelle l'environnement et [concerne] principalement deux lacs. Le lac Champlain et le lac Memphrémagog.»

Le lac Champlain sert lui aussi de réservoir d'eau potable pour la population de Bedford, notamment.

Plan en environnement

Stéphane Dion a profité de l'occasion pour énumérer les engagements du Parti libéral du Canada en matière d'environnement.

«On va avoir six orientations. La première, c'est la lutte aux changements climatiques, où on va aider les provinces à atteindre leurs cibles. La province de Québec vient d'annoncer la sienne, elle est très exigeante et elle n'y arrivera pas sans un partenariat senti du gouvernement fédéral. On va aussi amener les provinces à Paris, à la conférence sur les changements climatiques, pour annoncer au monde entier que le Canada est de retour pour lutter contre ce fléau!»

Le PLC promet de mettre fin aux subventions à l'industrie des énergies fossiles, d'investir 300 M$ dans les énergies vertes pour les secteurs de l'agriculture, de la pêche, des forêts et des mines, d'investir 20 milliards de plus dans le transport en commun et d'investir dans les infrastructures vertes.

Il a aussi parlé de redonner une capacité scientifique sérieuse au gouvernement. «On va créer des obligations vertes, des bons du Trésor, pour les Canadiens pour investir dans l'environnement», ajoute-t-il. À cela s'additionne une volonté d'atteindre l'objectif de protéger 10% des rives au Canada.

«On a un plan très complet et j'insiste sur le fait que les conservateurs ne feront rien, ce qui est horrible, et le NPD beaucoup moins que ce que je viens d'annoncer dans tous les secteurs, et surtout beaucoup moins rapidement», martèle M. Dion.

«Mais le plan, si bon soit-il, ne suffira pas, si on n'a pas les porteurs de ballon, et j'en ai un à mes côtés, reprend-il en parlant de Denis Paradis. Je le sais parce que Denis était là lorsque j'étais ministre [de l'environnement] et il ne me lâchait pas d'une semelle pour tous les enjeux environnementaux. D'ailleurs, il m'avait amené ici à l'inauguration, évoque-t-il, en plein coeur de la foire. Denis y croit beaucoup et j'ai besoin qu'il vienne me casser les oreilles à nouveau ainsi qu'à toute l'équipe libérale.»

M. Paradis raconte avoir fait le tour de presque toutes les municipalités du comté pour prendre le pouls en matière de besoins en infrastructure. Il donne en exemple un investissement nécessaire de 10 M$ à Venise-en-Québec, sur les rives du lac Champlain.

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